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Jeudi 11 Septembre 2008

Transports urbains : La feuille de route de Tou

image Ph. Nacera I.

Les transporteurs désormais soumis à un cahier des charges.

Le ministre des Transports a annoncé, hier, en marge de la réunion avec les directeurs des 48 wilayas de son secteur la constitution imminente des groupes de travail à l’effet de préparer des moutures de cahiers de charges destinées à réguler l’activité de transport public des voyageurs.
Une condition devenue incontournable au regard de l’anarchie et le désordre qui caractérisent le secteur a affirmé M. Amar Tou à l’occasion de cette réunion d’évaluation qui a abordé différents volets dont l’état des lieux des transports urbain, la gestion des stations, les dysfonctionnements dans le transport de taxi ainsi que la problématique de la tarification. Lors de son intervention, le ministre a rappelé que «la libération de l’activité des transports intervenue à la fin des années 80 a évolué avec ses aspects positifs mais aussi négatifs» du fait qu’elle n’a pas été convenue avec la régulation requise.
«La réalité est que certains transporteurs ont fini par imposer leurs propres lois défiant, ainsi, les lois de la République». Le ministre n’a pas manqué de désigner les responsables présents                   «de complices du désordre établi par le fait du laxisme» notamment sur le plan de l’organisation. M. Amar Tou qui prendra note de la grande anarchie qui sévit à ce niveau fera état de la «démobilisation des pouvoirs publics quant à l’imposition de la réglementation insistant par la même occasion sur la nécessité de revoir les plans de transports en fonction des besoins de l’usager.
Le ministre conviendra également, s’il y’a lieu, de la révision de la législation rappelant toutefois que la problématique essentielle relève beaucoup plus de la question de mise en application des textes. Le constat du ministre sera reflété dans l’intervention du directeur de l’urbanisme et de la circulation routière au niveau du département des transports qui présentera un exposé descriptif du désordre qui règne au sein du secteur des transports urbains tous modes confondus.
M. Salhi soulignera, ainsi, le non-respect des règles d’exploitation par les opérateurs privés notamment, une concurrence déloyale accentuée par l’absence de l’autorité, la dislocation du réseau de transport urbain, l’insuffisances des gares et stations urbaines (sachant que dans certaines localités, la voie publique fait office de station ou d’arrêts) sans omettre l’absence de professionnalisme et la prédominance de la pratique artisanale du métier.
L’intervenant parlera aussi de «mobilité insuffisamment couverte en milieu urbain par les moyens de transport offerts. Suivant ce raisonnement, 65% des déplacements se font à pieds et 35% par véhicule dont seulement 58% sont assurés par le transport collectif. Aussi, la mobilité dans les agglomérations demeure faible et représente 1,7 à 1,8 déplacements tous modes confondus par personne et par jour précisera M. Salhi. Ce dernier fera état dans le même ordre d’idées d’une mauvaise répartition des moyens de transports donnant lieu à des situations de saturation et de déficits selon les endroits et les moyens disponibles.

• Le parc vétuste représente 30% du parc total exploité
Dans le même contexte, le directeur des transports de la wilaya de Boumerdès, en l’occurrence, M. Bendjoudi a fait une rétrospective de l’évolution des transports urbains depuis l’ouverture du secteur au privé pour dire que cette ouverture « n’a pas été accompagnée d’un encadrement réglementaire suffisant ou d’un programme d’investissement dans les infrastructures d’accueil» pourtant «indispensable à l’organisation du service public.
Selon les chiffres avancés par ce responsable, le secteur des transports urbains compte 11 364 opérateurs privés et 17 opérateurs publics au premier semestre de l’année 2008 ce qui dénote de la croissance enregistrée à la faveur du dispositif de l’ANDI. Ces chiffres représentent 975 lignes exploitées soit 4555 km à la même période. L’exposé ressort d’autre part que le nombre de places voyageurs a augmenté de 37% entre 2002 et 2008.
Par ailleurs, 2225 véhicules ont atteint plus de 19 ans d’âge et 3324 ont moins de 5 ans en 2008 d’où la prédominance de la tendance au vieillissement du parc des transports urbains. L’analyse souligne dans le même contexte que 50% du parc a plus de 10 ans d’âge et que le parc vétuste soit plus de 15 ans d’âge représente 30% du parc total exploité. Le ministre interviendra à ce titre pour préciser que la vétusté du véhicule ne peut être définie que par une série de paramètres ressortis dans le processus de contrôle et que l’âge ne peut être pris comme critère à part. Concernant le secteur privé, l’intervenant citera, entre autres, le manque de professionnalisme dans la formation, le mauvais entretien du véhicule, l’intimidation de la clientèle en cas de revendication de service meilleur, la non disponibilité durant les heures creuses et tardives, l’exploitation de mineurs avec bas salaires.
Abordant le volet inhérent au transport par taxis, le directeur de transport de la wilaya de Tizi-Ouzou a déclaré que le l’activité compte un peu plus de 84 000 taxis dont les stations sont gérées par des syndics de taxieurs. Pour ce qui est de la formation dispensée par le CNEPD, l’intervenant dira que celle-ci ne répond plus aux exigences de l’activité qui requiert beaucoup de professionnalisme. Il notera que sur 138 552 licences attribuées, 54 449 soit 41,17% ne sont pas exploitées.
Ce dernier proposera la refonte du dispositif réglementaire régissant les taxis, l’élaboration d’un cahier de charges incluant les sociétés de taxis dont la formule sera encouragée par le ministre, la suppression du zoning (délimitation par commune) au vu du nombre important de licences inexploitées ainsi que la validité de l’extension de la validité de la licence attribuée.
La question des tarifs sera abordée par M. Mhadjbia, directeur des transports de la wilaya de Tipazsa selon qui tout en rappelant le caractère libre de ces derniers a affirmé que « la non actualisation des tarifs durant ces trois dernière années a donné lieu à des augmentations unilatérales de la part des opérateurs.
Le ministre qui a entendu ces trois exposés a instruit les directeurs de wilayas à intervenir au plan local pour régler les problèmes localement. M. Amar Tou a également exhorté les responsables présents à faire preuve de réalisme dans leurs propositions de solutions. «Il faut traiter le problème sous ses différentes facettes» et ne pas se confiner dans des suggestions superficielles, fera-t-il entendre.
Une rencontre est prévue dans quelques jours pour reprendre les différentes propositions a déclaré le ministre.

publié par NASSMLAHCITE dans: HUMOUR
Dimanche 18 Mars 2007

[ Reportage ]
Aux confins du réel et de son fantastique désert
Djanet, la perle du Tassili

Par : Houria Akram.   Le : samedi 17 mars 2007
 

«Si tu chantes la beauté, même dans la solitude du désert, tu trouveras une oreille attentive», lisait Khalil Gibran dans le sable de la douce Djanet et des secrets de sa faune, tandis que le jour se lève à l’odeur du thé à la menthe, réveillant les Touareg et les vies se tapissant sous l’or du sable et du soleil sachant que Dieu a créé des contrées pour vivre et a établi le désert pour méditer et écouter son silence. 

C’est pareillement à cette description que nous avons accompagné les journées et les coutumes des hommes bleus et des femmes touaregs de Djanet, chef-lieu de daïra de la wilaya d’Illizi, et cherché à comprendre jusqu’aux confins de leurs fantastiques réels ce chant, voire même cet hymne à la vie, dans leur adaptation dans ces terres en apparence hostiles qui traversent le Sahara sur plus de 80 000 kilomètres carrés. Ces jours où la ville se prépare à dérouler le tapis de sa majestueuse féerie sous le charme de ses deux hôtes,  la Reine Sofia et le Roi Juan Carlos 1er du Royaume d’Espagne, qu’accompagne le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil,  dont Sonatrach est un des importants partenaires du Parc national du Tassili, dans son développement durable et sa préservation, et la ministre déléguée, chargée de la Recherche scientifique, Souad Bendjaballah, ainsi que les nombreux journalistes couvrant la visite du couple royal.
La première impression dès l’arrivée à l’aéroport Tiska de Djanet, à plus de 2.270 km de la capitale, vous renvoie aux frontières d’un astre de sable et de grès façonné par l’eau, le soleil et le vent, luisant de ses teintes or et ocre, au sein de l’Algérie. Vous êtes  enveloppés dans cette sensation puissante qui fait qu’à lui seul, le désert est une planète et qu’en tant qu’acte artistique il est un art, un état d’esprit et une manière de vivre noble et singulière pour ses citoyens.
En route, nous découvrons ensemble l’itinéraire de la visite royale que les habitants de la perle du Tassili ont réservée à leurs hôtes. L’arrivée à l’Aéroport, l’accueil avec des bouquets de fleurs remis par deux enfants vêtus de tenues locales, la réception et les saluts des notables et autorités civiles et militaires, la parade militaire, renforcée par des éléments venus de la 4e Région militaire, Ouargla, la troupe folklorique targuie "Thamat", la visite du Musée national du Tassili, la remise de la clé de la ville, la signature du Livre d’or, la visite du site rupestre "La vache qui pleure ", l’arrivée à l’exploitation agricole de Brihmat "Tarek Ibn Ziad", le déjeuner sur des tables au cachet local et la remise au nom du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des cadeaux aux deux majestés et le retour du cortège des 4x4 vers l’aéroport avant le décollage de l’avion pour Alger, pour une autre profondeur de l’hospitalité des populations de l’Algérie.
Tout au long de l’itinéraire de destination à quelque  50 km de l’aéroport, la fraîcheur du matin étendant le voile de sa douceur sur les paysages qui se laissent découvrir au fur et à mesure, les rythmes de vie prennent leurs places et leur temps, la qualité du silence et les vertiges au bout des émotions que ressentent les poètes et les touristes vous passionnent et vous délivrent de la solitude de la ville et de son pouvoir devant la majesté du Sahara, le Tassili.
Droite ou en zigzag, asphaltée ou recouverte de gravier, la route, à partir de l’aéroport, libère la vitesse tandis que des îlots d’habitation modernes, mais en respect du cadre de vie local tentant de concilier tradition et modernité, émergent dans les creux des oueds, des abords des gueltas, des vagues des dunes ou des cimes des plateaux de roches ou de grès, alternant avec des vallées et des oasis où se mêlent palmeraies et arbres fruitiers et tout autour des potagers et des maraîchages poussent sur des lopins de terres entretenues avec soin et douceur en raison de la rareté des légumes et la cherté de leur prix. 
Vingt kilomètres depuis le départ, le premier village, Ifferi, niché sur les flancs d’un plateau rocheux, ouvre les paysages où la vie a pu s’établir en harmonie avec la nature sans trop de heurt avec la rudesse du climat.
Les habitations en bordure de la route laissent découvrir la main de l’homme, les progrès de la modernité et les commodités quotidiennes en matière d’infrastructures de base comme les structures de santé, les établissements scolaires, les commerces, les administrations ou les services de sûreté, des postes et de téléphone, les stations d’essence ainsi que de multiples plaques indiquant l’exercice de métiers comme la tôlerie, la plomberie et des micro-entreprise se mettant en place.
 Nous prenons la direction Djanet, chef-lieu de la daïra, à 412 km de la wilaya d’Illizi et à 50 km de son aéroport où nous attendent le wali d’Illizi, Boualem Tiffour, le président de l’APW, Abdelkader Benhoued, le chef de la daïra de Djanet ainsi que les élus locaux et des sénateurs.

5.200 milliards de centimes de 2000 à 2007 contre
1.200 milliards de centimes de 1984 à 1999

Les responsables, qui se préparent à une session pour l’établissement du bilan annuel de leur exercice, parlent des progrès considérables ayant marqué le cours de la wilaya entre 1999 à 2007 et qui a été créée pour rappel en 1984.
Le programme de développement, qui a touché l’ensemble des six communes et leurs îlots d’habitation, est sans commune mesure avec aucune période antérieure, puisque la wilaya a pu bénéficier, de 2000 à 2007, de 5.200 milliards de centimes, c’est-à-dire 1.000 milliards d’investissement par an, une base de ce développement,  contre 1.200 milliards de centimes de 1984 à 1999. Il a englobé les infrastructures de base, les routes, l’agriculture, le tourisme et le patrimoine culturel avec le Parc national du Tassili où le désenclavement considérant l’éloignement entre les villes, leur chef-lieu de wilaya et de daïra.
 Dans ce cadre, les efforts de l’Etat ont ciblé en priorité les infrastructures lourdes, à travers les programmes complémentaires Spécial Grand-Sud ou Fonds de développement de relance et de croissance. Illizi, Djanet, Bordj El-Houès, In Amenas, Deb Deb, Bordj Omar Idris ont pu connaître des rythmes de croissance assez conséquents au regard de leur enclavement et des distances qui les séparent, a soutenu le wali, conforté dans ses propos par son chef de daïra et le P/APW.
En matière d’investissement, 48% du budget global ont été dégagés pour les 3.340 km de routes afin de contribuer au désenclavement et soutenir le développement économique et social, suivis du logement avec la création de la cellule d’habitat qui devra veiller selon les orientations du Président de la République, au respect de  la vie sociologique de la région.
L’amélioration des conditions de vie et de travail a été une autre priorité sur laquelle le Chef de l’Etat a mis l’accent concernant le cadre de vie, l’éducation, la formation, l’aménagement urbain, l’assainissement de l’eau, l’éclairage, le gaz de ville. Plus exactement, nous pouvons noter que chaque commune comprend un à deux lycées en plus du projet de programme d’un centre universitaire de 1.000 places pédagogiques, à lancer au 4e trimestre de cette année. Tous les enfants en âge scolaire suivent les cours et le taux de scolarité des filles atteint 87% dans le primaire, 54% dans le moyen et 47% dans le secondaire. Le chômage se situe à 11,38%.
 Djanet est distante de sa wilaya de 412 km, Bordj Omar Idris, ex- Fort Flatters, est à 700 km et huit heures de route d’Illizi et à 240 km de Djanet, 5 heures de route de son chef-lieu de daïra. Elevée au cœur d’une vallée, au cœur d’une oasis de palmeraie, Djanet possède de nombreuses féeries et la villa, résidence d’Etat, érigée sur la crête de la plus haute montagne permet à la ville de prospérer à son ombre, captive les visiteurs et dimensionne la force et le génie des bâtisseurs tant l’art et le rustique s’épousent avec le cadre sociologique locale.
Des quartiers entiers sont édifiés sur les roches répartissant la ville en médina et ksour construits avec de la pierre taillée, avec des esplanades comme centre de ville, rivalisant avec les plus belles architectures du monde et en prime ce cachet qui fait sa particularité propre.   

Le musée du Tassili

Direction le musée du Tassili, non loin du siège de la daïra où gisent des millions d’années d’histoire, de mémoire et d’objets, témoins de vies, de vécus et de leurs évolutions dans le temps, de splendeurs en quête de recherche, de découvertes et de fascination. Premier foyer humain de la céramique, l’amélioration des actions de subsistance des hommes, le passage de l’acte de chasseur à celui d’agriculteur, d’emmagasinement des grains alimentaires et la peinture et la gravure de l’environnement effectuées dans des abris en grotte ou à l’air libre, dont le Tassili recèle plus de 5.600 sites recensés à l’heure actuelle. L’un des plus célèbres se trouve à Tamrit de Tan Zoumaïtak qui recoupe une succession de périodes des plus anciennes aux plus récentes avec l’apparition de l’écriture, les rituels funéraires ou les signes de vie et de mort, de religions et de croyances à plus de 3.000 ans avant notre ère.  
Depuis la création en 1972 de l’Office du parc national du Tassili, son classement comme monument historique national, les choses ont considérablement évoluées dans le sens de la préservation, conservation et mise en valeur culturelle et naturelle de ce fonds historique, musée à ciel ouvert.
Renforcé depuis son classement en 1982 en tant que patrimoine mondial de l’UNESCO, admis dans le réseau du MAB, en 1986, en qualité de réserve de l’homme et de la biosphère et soutenu grâce à la fondation Sonatrach Tassili, le partenaire du Parc national, le Musée du Tassili, qui couvre les richesses ethnologiques, culturelles, naturelles dans leurs divers aspects sur les 80.000 kilomètres carrés avec une altitude variant de 500 à 2.200 mètres, témoigne aux générations et garde la mémoire en alerte et l’option du choix stratégique national, comme l’ont réaffirmé les directeurs du Musée et de l’Office.

A Tegharghart,
«La vache qui pleure»

La gravure qu’on date de la dernière période de la préhistoire, entre 3.000 à 4.000 ans avant notre ère, est assez particulière tant la technique consiste à graver la roche par piquetage  en reliant les points et polissant les traits donnant de bas reliefs à la vache.  Selon le titre générique véhiculé dans cette région, à Tegharghart, Ihrir  et également au Niger où l’on recense les mêmes modèles, la gravure, qui représente une grande vache à la robe aux traits lissés, un signe de domestication avec la forme des cornes et la petite larme à l’œil droit, peut signifier le début de la désertification, puisque la vache, habituée à venir s’abreuver dans le creux de cette guelta, ne trouvant plus d’eau a versé des larmes. Ce qui signifie également la fin de l’élevage des bœufs à Tegharghart, un site d’épandage et de pâturage en ces temps préhistoriques, dont la source est sur le plateau du Tassili et en période de crue toute la partie est inondée.

L’exploitation agricole Tarek Ibn Ziad de Brihmat

Etablie sur 49 hectares, la ferme privée de la famille Brihmat, acquise dans le cadre du programme national de fonds de mise en valeur des terres agricoles dans le Sud, est une réalité de la volonté conjuguée de l’Etat et des jeunes en quête de projets d’investissement avec en guise d’encouragement le terrain défriché et le forage du puits. A huit ans de son démarrage, la ferme agricole est en exploitation et les fruits du labeur de ses propriétaires sont notables, visibles et lisibles en chiffres et en quantités de récoltes grâce aux 12 employés permanents, des dizaines de saisonniers en plus des mains des membres de la famille Brihmat. Sur une superficie de 49 hectares, 30 sont réalisés à 100% et rentables, sur 10 hectares poussent les légumes (oignons, betteraves, navets, carottes), tandis que la pomme de terre est en essai sur 2 hectares, comme l’explique avec une grande satisfaction des résultats, l’un des jeunes frères Brihmat, natif de Ghardaïa, installé dans la région. 16 autres hectares sont réservés aux agrumes (oranges, mandarines, citrons) ainsi qu’aux dattiers et la récolte est bonne. 20 hectares ont été acquis à titre individuel et 10  autres dans le cadre du soutien de l’Etat avec le forage du puits, des petits troupeaux de bétail qui se développent parallèlement, le rêve des vertes prairies est décidément à la porté des jeunes volontaires, à l’exemple des Brihmat avec des recettes mensuelles de 5 millions de centimes et un total annuel de plus de 1,5 million de dinars, ce que nous avons pu tirer de ses dires comme information.
Ces belles aventures dans le silence du désert du Sahara peuvent être autant d’exemples et de stimulants aux nombreux jeunes en quête d’ambition et de visions d’avenir, surtout que l’Etat a mis en marche toutes les dispositions à leurs réalisations dans le cadre des différents dispositifs destinés aux jeunes. Djanet, qui ne dispose que d’une structure comme les cybercafés, installée au sein de la maison de jeunes, enregistre un réel retard dans le réseau numérique, un créneau à approfondir à l’ère de l’intrusion de la modernité dans les moindres foyers du grand et merveilleux Sahara, dont l’Algérie vient de célébrer la Journée internationale des déserts du monde.

L’activité touristique nécessite
 des investissements, tant la demande est importante

Tadrart pointe son village touristique saharien à moins de dix kilomètres d’Ifferi, au creux d’une montagne de roches à l’ombre de laquelle de verdoyants potagers et palmeraies fleurissent. Le jasmin, le citronnier, le grenadier s’élancent des terres qui portent les racines des légumes et autres herbes vertes. Une noria d’irrigation traditionnelle résiste au temps et garde la mémoire, témoin d’une vie féconde et fertile dans ces régions arides.
L’endroit, décrit comme un immense territoire aux paysages naturels impressionnants, situé au sud-est de Djanet, est un parcours à diversité biologique important pour la gazelle et où la vie se laisse également couler en douceur.
Abdelkader Ahmid, le propriétaire du village, par ailleurs directeur de l’Agence de voyage et de tourisme de Tadrart, atteste de l’amélioration des conditions de vie et de travail dans cette région du Sud où le tourisme a connu un boom, boosté par les grands efforts entrepris par l’Etat ces dernières années et dans leur sillage par l’amélioration du tourisme qui a connu une augmentation de plus de 20% entre 2005 et 2006, grâce aussi aux vols charters d’Aigle Azur, Air Méditerranée et les vols de récupération d’Air Algérie. Les impacts ont été importants sur le plan économique et social à plus de 40%, pour une région dont la population vit essentiellement du tourisme et de ses dérivés durant la période d’octobre à fin avril.
Le village saharien, qui comprend des structures de 120 lits réparties entre les 50 lits en tentes pour les petites bourses, principalement des étudiants, 60 chambres simples et 24 lits résidentiels ou VIP.
Abdelkader Ahmid, ce père de six enfants, trois filles et autant de garçons, activant dans le tourisme depuis 30 ans, est un guide hors pair qui connaît les moindres coins et recoins de sa région et en matière de randonnée, il est grand guide des 950 sites ou itinéraires touristiques. Aussi, raconte-t-il que les sites  les plus «vendus» actuellement restent ceux des régions sud-est à 20 km, Tadrart et à 120 km, Issendilène avec les frissons des roches et des oasis et ceux au nord de Djanet, le plateau du Tassili à plus de 1.800 mètres d’altitude, ceux au nord, le plateau de Dider à 1.600 mètres d’altitude à 280 km, l’oasis d’Ihrir à 220 km avec leurs gueltas, gravures  rupestres, palmeraies et habitations traditionnelles. 
Avec seulement 4 structures d’accueil touristiques d’hébergement, l’hôtel Ténéré, le village saharien de Tadrart, l’hôtel Zériba en huttes et l’Auberge de l’ONAT, comptabilisant environ 140 lits, Djanet vit dans la zone nord de l’économie du gaz et du pétrole et la zone sud, de la culture, le tourisme et l’agriculture, nécessitant d’importants investissements dans ce secteur stratégique pour une population de 43.000 âmes, selon le recensement de 2006. Une soixantaine d’agences de voyages exploitent le créneau touristique, dont des indépendants et une vingtaine d’agences "pirates", selon notre interlocuteur.
Houria Akram.

Le réseau numérique au ralenti
Les antennes ADSL, qui pénètrent au-delà des seuils des maisons, sont vivement sollicitées par les jeunes et les touristes étrangers rencontrés au détour d’une escapade dans le "souk de transit" de Djanet-ville, regroupant sous des tentes les commerces, les marchands et divers ateliers d’artisanat traditionnel, devant les terrasses des cafés ou aux entrecroisements des deux ruelles reliant des quartiers. La modernité et les bienfaits des technologies sont des acquis dont nous devons en tirer profit surtout dans ces régions, quand bien même les jeunes n’ont pas encore goûté aux difficultés du chômage qui, à proprement parler, n’existe pas à l’heure actuelle, mais la vie reste difficile au regard du climat de la région. Mais il viendra un temps où nous serons confrontés à ces problèmes sans compter les changements positifs des impacts de ces nouvelles connaissances dans la vie quotidiennes des gens, comme l’ont expliqué des jeunes diplômés des universités d’Alger.

Une sacrée dose pour la dot de la mariée
L’exemple du mariage dans ces confins du Sud, dont la dot est faramineuse pouvant atteindre les 80 millions de centimes au regard des trois malles exigées (une pour chacune des tenues, des sous-vêtements, chaussures et des bijoux), en plus de la chaussure impérativement rouge que le marié doit rapporter à la nièce germaine de sa future épouse, sinon 30 000 DA, avant la veille de la nuit de noce, souvent un handicap à l’épanouissent de l’individu en société.
La célébration du mariage dure sept jours et au frais des parents du futur époux et une année pour emmener son épouse dans sa nouvelle vie.

nadine_cheche2.jpg (22394 octets)

 

 

 

Le chèche, tout un symbole

 

 


Le chèche que porte les touaregs, pouvant atteindre 21 mètres, contient sa symbolique. Celui qui se marie le double par un autre voile noir, le marié relève une partie cachant le visage jusqu’au nez, le célibataire le roule seulement sur la tête, des signes bien distinctifs identiques aux hommes et aux femmes touaregs.
                                 
(Nous tenons à remercier vivement les employés de la DSA, Direction de la sécurité aéronautique de Djanet exerçant à la tour de l’aéroport de Tiska pour l’immense service qu’ils ont rendu à notre photographe, en lui permettant d’envoyer par e-mail les photos de la visite à notre quotidien El moudjahid pour l’édition de jeudi 15 mars et ce, en dépit de l’heure tardive. Merci et un grand bravo pour la célérité de la tâche).

 

publié par nassmlahcity dans: HUMOUR
Samedi 23 Septembre 2006

 Nassmlacite piratage 

H'mar:

 

L'âne. HOOO,

il y en a tellement à dire sur cet animal. Il est tellement connu chez nous, qu'il est devenu comme unité metrique de savoir ou d'ignorance.

exp: Ce type c'est un HMAR. Bon, tout depend du domaine de taHmarit dans lequel il a été jugé, ca voudrait dire qu'il ne connait rien dans ce domaine. 7mar est adjectif. TAHMARIT c'est le nom. Il n'y a pas encore de verbe, mais nous allons y penser.

 

 

Tefla/ M'ra/ Papicha :

C'est celle qui ne fais pas le service militaire chez nous , c'est celle qui investit le moins lors du mariage(question argent appartement, meubles etc.) Bien sûr, c'est le DJINS ELLATTIF, mais c'est pas évident...On essaie de les faire ressembler à l'homme on ne sais pas pourquoi !!! Le bon coté c'est que ca peut être une mère, une soeur, une épouse, une fille ou une petite fille. Le mauvais c'est de les avoir en enemies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Radjel/ Seyed/ Papich : 

C'est celui qui passe le service national ;o)) c'est le male. C'est le masculin de TEFLA, M'ra ou Papicha. Il travaille, joue au fout, ne fais pas la vaiselle, ne nettoie pas, achete la bouffe, mange la bouffe et se plaint de la bouffe. C'est celui qui traine dehors jusqu'à trouver un mur. C'est celui qui etudie jusqu'à pourrir pour ne pas rester au chaumage.

"wach adjbetkom"

alors un petit mot merci 

NassmlahciteHOTMAIL.COM

publié par nassmlahcity dans: HUMOUR
Samedi 23 Septembre 2006

GABARI RAMADAN

 

YAW SAAAH

 

publié par nassmlahcity dans: HUMOUR
Mardi 12 Septembre 2006

 Les photos d'algerie

Nassmlahcite Blagues Piratage 

 

La Maitresse

C'est un mari et sa femme qui sont invités à une réception.
À un moment, une très belle jeune femme passe devant eux. Alors le mari dit à sa
femme tout de go:
'Regarde, c'est la maîtresse de notre voisin'.

Sa femme est plutôt choquée, mais ne répond rien.
Quelques minutes plus tard, une autre très belle jeune femme passe devant eux,
et le mari ajoute alors:
'Et elle, c'est MA maîtresse'.

L'épouse garde tout d'abord le silence, puis elle dit:
'La notre est mieux!'


Homme d'affaires  

 

Un homme d affaire se fait accoster par une superbe blonde qui lui murmure à l'oreille :
- Pour 30 Euros, je fais tout ce que tu veux à condition que tu puisses le dire en 3 mots maximum.
Il réfléchit quelques secondes, sort l'argent de son portefeuilles et dit :
- Repeinds ma maison !

 

El OUKLI a l'auto Ecole

EL OUKLI passe son permis. Arrivé à une intersection, l'examinateur lui dit: "Ki tjik tomobil f'la gauche, wine trouh?", EL OUKLI lui répond: "Ana n'rouh f'la droite". Puis, il lui demande: "Ki tjik tomobil f'la droite, wine trouh?", EL OUKLI répond: "Ana n'rouh f'la gauche". Enfin, pour le piéger, il lui demande: "Et ki tjik tomobil en face, yeddir zig zag, wine trouh?" Et  EL OUKLI répond:
"Ki tjik fel zig, ana n'rouh fel zag, o ki trouh fel zag, ana nrouh fel zig"

 

 

Recettes Alériennes
publié par nassmlahcity dans: HUMOUR
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