Hommage posthume à Miriam Zenzile Makeba

Rencontre à Oran sur l’historien Yahia Bouaziz
Une rencontre scientifique sur l’historien Yahia Bouaziz s’est ouverte hier à l’université d’Oran en présence du ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Chérif Abbas.
Ont pris part à cette rencontre-hommage organisée à l’initiative de la faculté des sciences humaines et de la civilisation islamique, le président du Haut conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane et le président du Haut conseil de la langue arabe, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, des chercheurs universitaires en histoire et la famille du défunt Yahia Bouaziz.
Au programme de cette rencontre de deux jours, figurent une vingtaine de communications s’articulant autour de la vie et de l’itinéraire scientifique du Dr Yahia Bouaziz et ses contributions dans les écrits historiques nationaux.
Les séminaristes traiteront de la vision de ce chercheur de l’histoire de l’Algérie, son apport en la matière dans les différents séminaires nationaux et internationaux, sa position vis a vis des écrits français sur l’Algérie, sa méthodologie en matière d’enquêtes, notamment dans les correspondances de l’Emir Abdelkader, sa résistance et sa contribution dans l’enrichissement du patrimoine national.
La méthodologie du Dr Bouaziz dans l’écriture de l’histoire de l’Afrique de l’ouest et des témoignages apportés par de nombreux chercheurs universitaires figurent aussi dans le programme de cette rencontre. Le Dr Yahia Bouaziz, décédé en novembre 2007 à l’âge de 78 ans, a laissé un fonds documentaire riche dont des manuscrits. Il a enseigné à l’université d’Oran et a, à son actif, des ouvrages dont "l’Emir Abdelkader, chef de la résistance populaire en Algérie", "les soulèvements en Algérie durant les 19 et 20ème siècles", et "Oran à travers l’histoire".
Ses efforts en matière de recherche sur le legs documentaire ancien ont été couronnés par la collecte de manuscrits sur "la vie de l’Emir Abdelkader" de Mustapha Bentouhami. Plus de 80 de ses écrits, en grande partie des articles et des recherches, ont été publiés.
دخل الحمار الى المدرسة يوم أدخل الاسد السجن
الحمار لم يصدق و هو ينضر بعينيه ولم ينزع عنهم الموجه التقليدي
وجد نفسه جالسا بين زملائه و لم يصدق
نضرا يمينا و شمالا دون أن يحرك رئسه
اصبح الحمار حرباء
المشكلة
لم يستطع أن يغير لونه
لم يصدق أنه بقيا حمارا طوال حياته
ورغم ذلك جلس على عرش الاسد
وصدق أنه حمار ملك
لكن بات لا يصدق أنه ملك حمار
القرد يحلم.......
الكل يجري وراء المسؤوليات
لكي يعيش........
Le film "Lakhdar et la bureaucratie" présenté en avant-première
Le film "Lakhdar et la bureaucratie" , du réalisateur Abdelkader Merbah, a été présenté en avant-première avant-hier soir à la salle Ibn Zeydoun de l'Office Ryad El-Feth d'Alger.
Ce long métrage, projeté en présence de Mme Zehira Yahi, représentant de la ministre de la Culture, est une comédie loufoque qui raconte l'histoire d'un "taleb" d'un douar qui, ayant appris qu'un concours national d'idées pour lutter contre la bureaucratie va être organisé, décide d'y participer.
Lakhdar le taleb, rôle interprété par Lakhdar Boukhars, un comédien ayant atteint une certain célébrité avec les téléfilms "'Imaret Hadj Lakhdar" (l'immeuble de Hadj Lakhdar) 1 et 2, doit faire face à la bureaucratie même pour juste déposer son dossier de concours. "Il y a des situations absurdes dans le film car je pense que la bureaucratie est en elle-même une chose absurde", a indiqué Lamine Merbah, le scénariste de ce film basé sur le comique de situations. Le long métrage, tourné en vidéo et tiré en 35 mm, avec comme acteurs principaux des comédiennes et des comédiens connus comme Hamid Achouri, Bakhta, Mourad Khan, Lynda Sellam, Mohamed Bessam et Farid Rocker, est axé aussi sur l'exagération des traits de caractères des personnages, souvent en prise avec des situations absurdes, voir burlesques.
"Le film remet en cause la mentalité des bureaucrates, ce phénomène du siècle qui touche tous les pays du monde", a expliqué Lamine Merbah, qui vient juste de terminer, en tant que scénariste et réalisateur, un film intitulé "Darna laqdima" (Notre ancienne maison). Le long métrage, du genre fiction-comédie "Lakhdar et la bureaucratie", co-produit par "Amin-Intaj" et l'ENTV, est présenté également ce soir en avant-première à Blida, Sétif et Tizi-Ouzou.
Spécialiste de l’histoire de l’Algérie : Décès de l’historien Charles-Robert Ageron
L’historien était pris en charge à l’hôpital Kremlin-Bicêtre, dans la banlieue parisienne. Né en 1923 à Lyon, Charles-Robert Ageron a fait des études d’histoire. Jeune agrégé, il est nommé en 1947 au lycée Théophile-Gautier à Alger. En 1957, il est professeur au lycée Lakanal de Sceaux, puis de 1959 à 1961, il est attaché de recherches au CNRS.
En 1961, il a un poste d’assistant puis de maître-assistant à la Sorbonne, il y enseigne jusqu’en 1969. En 1968, il soutient sa thèse d’Etat, sous la direction de Charles André Julien, un autre spécialiste de l’histoire de l’Algérie, intitulée "Les Algériens musulmans et la France 1871-1919".
Maître de conférences, puis professeur à l'université de Tours de 1969 à 1981, puis à l'université Paris XII dont il est professeur émérite, Charles-Robert Ageron s’est retiré, ces dernières années, du fait de sa maladie de la vie intellectuelle et universitaire française.
Durant plus de quatre décennies, il n’a pas cessé d'explorer l'histoire contemporaine de l'Algérie, l’abordant sous trois angles d'attaque définissant chacun un genre : celui de la thèse où on se devait d'élaborer une somme monumentale, celui de l'ouvrage de synthèse, où on se propose de lire une époque et celui de l'article, où on pointe la focale sur un problème en suspens, soit pour compléter.
Parmi ses œuvres majeures figurent "Les Algériens musulmans et la France", "Le gouvernement du général Berthezène à Alger (1831)", "Histoire de l'Algérie contemporaine (1830-1988)", "Gambetta et la reprise de l'expansion coloniale", "Politiques coloniales au Maghreb", "L'anticolonialisme en France de 1871 à 1914", "France coloniale ou parti colonial ?", "Histoire de l'Algérie contemporaine (1871-1954)", "L'Algérie algérienne de Napoléon III à de Gaulle".




En 2000, un colloque réunissant à la Sorbonne plusieurs dizaines d'historiens des quatre coins du monde a rendu hommage à l'érudition, à l'esprit méthodique, à l'obstination de ce "chercheur infatigable", comme le qualifiait l’historien Daniel .







