La crise financière mondiale, un déclic pour les consciences
La crise financière mondiale est le sujet de l'heure. L'on est partout préoccupé pour savoir si notre pays sera ou non à l'abri de cette crise dévastatrice qui agit sur un ordre économique, dont les pays développés en sont les plus concernés. Ils le sont d'abord parce qu'ils ont en été les initiateurs historiques. Ils le sont ensuite eu égard aux incohérences de cet ordre qui a été construit au nom d'une division internationale entretenue sur la base de règles jugées aujourd'hui archaïques, car en inadéquation avec l'évolution sociale et culturelle de l'humanité.
Le système économique et financier algérien, souligne M. Ahmed Ouyahia, est à l'abri, aujourd'hui, dans 5 ans et dans 10 ans, de la crise financière mondiale dans ses composantes actuelles. Autrement dit, il serait, sur un plan technique, aléatoire d'anticiper sur les effets de cette crise sur notre économie, dès lors que le principe de l'effet n'est discutable que dans l'hypothèse où notre système économique soit intégré réellement dans le système mondial. Cela n'est pas encore le cas, ce qui, en l'état actuel des choses, n'est pas tellement une mauvaise chose. Aussi, ce ne sera pas tellement une bonne chose pour une économie engagée irréversiblement dans un processus économiquement mondialisé. Notre économie sera à l'abri de la crise en question pour quelques années seulement tant que notre système, estime le chef de l'exécutif, n'a pas évolué et tant que notre Bourse n'est pas bien intégrée au marché financier international. Cela sous-entend que cette intégration qui est à peine engagée constituera le passage obligé et donc la voie incontournable pour notre pays.
Le message de M. Ouyahia, quant à l'avenir de notre économie suite au bouleversement financier planétaire que les pays développés ont commencé par en faire les frais, ne saurait être un appel à l'apaisement des consciences, ni même une invitation à dormir sur nos lauriers. Le plus important à l'heure actuelle laisse entendre ce message, n'étant pas uniquement de nous évertuer à anticiper sur les retombées de la crise sur notre économie. Bien plus, il s'agit d'abord d'assurer la mise à niveau d'un système dont la fiabilité est liée organiquement et fonctionnellement à l'essor du marché d'une seule richesse naturelle. Il est temps de nous rendre à l'évidence qu'effectivement, l'économie algérienne est encore une économie "un peu en retard" et son rapport avec l'économie mondiale se base essentiellement sur l'exportation des hydrocarbures







