Lundi 17 Septembre 2007



Développement et stabilité

 lundi 17 septembre 2007

 

L’avant-projet de loi de finances, qui vient d’être endossé par le gouvernement, va dans la continuité des engagements pris par le gouvernement ces dernières années.
La poursuite du programme de consolidation de la croissance va dans ce sens. Le projet déjà budgétisé a reçu sa dotation annuelle pour l’exécution des projets en cours.
C’est le ministre des Finances qui rappelait dans la présentation qu’il a faite de l’avant-projet, que celui-ci s’inscrivait dans la poursuite du programme de consolidation de la croissance et des programmes du Sud et des Hauts Plateaux.
L’essentiel des ressources financières nationales va à la stratégie de développement.
Cet engagement dérive d’une volonté politique hautement rappelée par le Premier magistrat du pays. L’Algérie avance, et elle avance en puisant dans ses propres ressources financières et humaines.
Cet objectif est conçu sous la forme d’une priorité à un moment où les relations économiques internationales se resserrent sur fond de crise financière et boursière aiguë.
L’Algérie ne peut faire face à un environnement dans lequel elle se trouve engagée que si  elle est capable à travers son appareil économiques à absorber les chocs extérieurs.
Bien sûr, l’embellie financière, due à un prix du baril qui atteint les sommets sur le marché international, est mise au service de la stratégie de développement.
Nos partenaires extérieurs se disent particulièrement impressionnés par la grandeur de l’effort en matière de développement, par la maturité des projets de cette Algérie, vue comme un immense chantier et aux opportunités importantes.
Depuis ces dernières années, il y a un regain d’intérêt pour tout ce qui est entrepris dans le pays. L’immensité des projets, infrastructures, habitat, autoroutes et routes amènent les entreprises étrangères à s’intéresser au marché algérien et à y investir ou signer des contrats.
La particularité de ces projets va à leur technicité, leur appel à des technologies avancées, ce qui rend la concurrence très rude et partant très sélective.
Ce partenariat engagé par l’Algérie, au travers des projets qu’elle met en route, apporte savoir-faire, financement et ouverture sur l’emploi.
C’est le visage de cette Algérie qui se transforme, que les lois de finances ont pour mission de qualifier en termes financiers ce qu’il faut pour que les choses avancent dans le bon sens.
L’avant-projet de loi de finances 2007 apporte des réponses précises à des besoins recensés.
L’avant-projet 2007 vaut aussi par les mesures de réajustement qui ont été prises. Les plus importantes concernent  directement le coût de la vie, avec une dotation budgétaire qui fait suite à la décision prise de revaloriser les salaires des travailleurs de la fonction publique, et les mesures de compensation pour les agents publics exerçant de hautes fonctions.
L’objectif, comme il a été indiqué, est de valoriser la fonction publique afin d’assurer une bonne gestion de celle-ci.
L’autre mesure importante va à la diminution de la pression fiscale qui va en droite ligne avec un des principes clés de la réforme fiscale, visant à assurer la pérennité des entreprises et notamment de celles qui sont présentées sur le marché et participent à la compétition générale.
La diminution de l’impôt sur les revenus participe à cette volonté de stimuler l’activité générale.
Sur le flanc social, tout a été dit sur le rôle toujours actif de l’Etat qui répond à une priorité nationale, celle de venir en aide aux catégories défavorisées et aux handicapés. A cet effet, on constate que l’effort de l’Etat dans le domaine va en se renforçant.

publié par nassmlahcity dans: ALGERIEN
Lundi 17 Septembre 2007

 

A la réunion du Conseil des ministres
Des mesures pour préserver le pouvoir d’achat

 lundi 17 septembre 2007

  

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil des ministres a tenu une réunion, hier, sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à  l’issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :         
«Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé,  ce jour 4 ramadhan 1428 correspondant au dimanche 16 septembre 2007, un Conseil des ministres dont l’ordre du jour a été consacré à l’examen des points suivants :          
I. Abordant les points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des ministres  a examiné les mesures prises en exécution des directives du Président de la République, en matière d’approvisionnement et de la régulation du marché  et de protection et de préservation du pouvoir d’achat.         
Ces mesures concernent certains produits de large consommation. Dans ce cadre, le gouvernement a mis en place un mécanisme de suivi de l’évolution des tendances du marché, tant au plan interne qu’international, pour disposer  d’éléments d’anticipation pour prendre les dispositions et correctifs permettant de faire face à toute situation.          Intervenant à l’issue de la communication, le Président de la République  a tenu à mettre l’accent sur :        
- L’impérieuse nécessité pour le gouvernement de renforcer les moyens et les instruments d’anticipation des situations pour prévenir les tensions qui se traduisent par une hausse inconsidérée des prix au détriment des consommateurs, notamment, ceux à faible revenus.       
 - La nécessité de poursuivre le développement de l’agriculture, avec comme objectif, plus que jamais, la réduction progressive de notre dépendance alimentaire, notamment, en matière de produits de large consommation. C’est dans cette direction que devront être réorientées les actions du secteur.         
- La maîtrise de l’organisation du marché qui souffre d’insuffisances avérées se traduisant par un foisonnement d’activités parasitaires et spéculatives. 
Il appartient au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une meilleure régulation du marché et une organisation efficiente  des activités commerciales.    

Approbation de la grille indiciaire de traitement et du régime de rémunération des fonctionnaires

II. Le Conseil des ministres a examiné le dossier relatif à la classification et à la rémunération des fonctionnaires et agents publics et au dispositif juridique de mise en œuvre.         
A ce titre, il a examiné et approuvé :        
 - le projet de décret présidentiel fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires ;         
- le projet de décret présidentiel fixant les modalités d’attribution de la bonification indiciaire aux titulaires de postes supérieurs dans les  institutions et administrations publiques ;         
- le projet de décret présidentiel modifiant et complétant le décret exécutif n° 90-228 du 25 juillet 1990 fixant le mode de rémunération applicable aux fonctionnaires et agents exerçant des fonctions supérieures de l’Etat ;         
- le projet de décret présidentiel fixant le régime indemnitaire des fonctionnaires et agents publics exerçant des fonctions supérieures de l’Etat ;         
- le projet de décret présidentiel fixant les modalités de recrutement  des agents contractuels, leurs droits et obligations, les éléments constitutifs de leur rémunération et les règles relatives à leur gestion ainsi que le régime disciplinaire qui leur est applicable.
Intervenant à l’issue de l’examen du dispositif relatif à la classification et à la rémunération des fonctionnaires et agents publics et des dispositifs prévus pour son application, le Président de la République a rendu hommage à tous les fonctionnaires et agents publics qui, dans les conditions parfois difficiles,  assurent la permanence de l’Etat et de ses institutions pour se mettre au service  de leurs concitoyens. Cet hommage s’adresse en particulier aux fonctionnaires et agents publics exerçant dans les collectivités locales, au niveau du système  éducatif et de formation et dans les structures sanitaires.         
L’adoption, tant attendue, du système de classification et de rémunération  des fonctionnaires et agents publics, a précisé le Chef de l’Etat, vient couronner les immenses efforts déployés par les représentants des pouvoirs publics et les représentants des travailleurs pour adopter une démarche et dégager une  solution consensuelle, donnant ainsi un contenu concret et un sens au pacte économique et social auquel ils se sont engagés. Je tiens à saluer leur démarche et à valider les résultats auxquels ils sont parvenus.         
Poursuivant son intervention, le Chef de l’Etat a ajouté que la revalorisation des salaires et les indemnités des fonctionnaires et agents publics induit des charges importantes pour la collectivités nationale. Cette valorisation, pour  autant qu’elle soit méritée, parce qu’elle opère des ajustements nécessaires  pour assurer un niveau de vie décent aux personnels concernés, requiert, en  contrepartie de l’effort fait par l’Etat, une contribution de chacun pour rehausser le niveau et la qualité des prestations des services publics pour faire de notre institution administrative un véritable levier pour la promotion de la citoyenneté et le développement économique et social du pays.

Cinq projets de loi approuvés       

III. Le Conseil des ministres a examiné et approuvé les cinq projets  des lois suivants :         
1- Projet de loi relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie.         
Ce projet de loi abroge et remplace l’ordonnance n° 66-211 du 21 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie qui se révèle aujourd’hui inadaptée à la conjoncture de notre pays et à l’évolution de la législation connue dans le monde dans ce domaine.         
Cette prévision répond au souci de prendre en charge, à travers un cadre  juridique adapté, les flux migratoires qui ne cesseront de se développer en raison d’inégalités économiques flagrantes entre pays et du phénomène de la mondialisation de l’économie.
Par ailleurs, le développement de la criminalité  transnationale organisée et du phénomène du terrorisme impose aux Etats de nouveaux défis exigeant une parfaite maîtrise de la circulation des étrangers, notamment  transfrontière, dès lors que l’immigration clandestine devient souvent un vecteur  privilégié de la criminalité.         
Intervenant dans le débat, le Président de la République a souligné la nécessité de réviser le dispositif législatif relatif à la situation des étrangers dans notre pays, dispositif qui est resté inchangé depuis maintenant plus de quarante ans. Cette révision se doit de tenir compte de l’évolution que notre pays a connu en termes d’ouverture de son économie, mais aussi des développements que le phénomène de l’immigration ne cesse de connaître, particulièrement au niveau des espaces environnants. L’ouverture de l’économie induit, par contre, des facilitations en matière de circulation et de séjour des personnes.
L’Algérie est terre d’hospitalité et d’accueil et elle ne saurait se départir de ces valeurs, a rappelé le Chef de l’Etat. C’est pourquoi, toutes  les protections doivent être accordées aux étrangers en séjour régulier dans notre pays.         
2- Projet de loi portant loi de finances pour 2008.         
Le projet de loi de finances pour 2008 intervient dans un contexte caractérisé,  notamment, par :         
- une croissance économique de 5,8% ;         
- une variation cible de 3% de l’indice général des prix.          Ce projet se distingue par :         
- l’introduction de nouvelles mesures fiscales ;         
- le maintien à un niveau élevé des investissements publics.         
Les mesures fiscales proposées sont principalement orientées en direction de la simplification des procédures fiscales, de la baisse de la pression fiscale, de l’encouragement de l’activité économique, du soutien à l’accès des ménages au logement et de la préservation de l’environnement.         
Dans ce cadre, il est prévu, notamment :         
La révision du barème de l’IRG par le relèvement du revenu non imposable de 60.000 DA à 120.000 DA/an, cette mesure allège la charge fiscale sur les bas et moyens revenus.         
La simplification des procédures fiscales à travers la mise en place  d’un régime au réel simplifié pour les contribuables dont le chiffre d’affaires se situe entre 3 à 10 millions de dinars.         
L’encouragement des opérations de crédit-bail par l’exclusion de l’assiette de calcul de l’impôt sur les bénéfices des plus values générées par la cession ou la rétrocession d’actifs, l’exemption de la taxe à la valeur ajoutée (TVA)  pour les opérations d’acquisitions effectuées par les banques, les établissements financiers ainsi que la possibilité donnée à ces derniers d’aligner l’amortissement  fiscal sur l’amortissement financier dans le cadre des opérations de crédit-bail.          Un renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale et la contrefaçon, à travers la définition des règles de contrôle des prix de transfert entre les filiales et la société mère, et la prohibition à l’importation et à l’exportation des marchandises contrefaites,         
Un encouragement de l’activité économique traduit par un soutien aux petites exploitations implantées dans le Sud (prise en charge de 50% de la facture d’électricité), le soutien aux entreprises et établissements déstructurés financièrement et la réduction du tarif douanier.
Des mesures spécifiques en direction des ménages ont été arrêtées.  Elles se rapportent, notamment à :         
- la bonification des taux d’intérêt (jusqu’a 2%) des prêts bancaires consentis pour la reconstruction des habitations en remplacement des chalets installés suite au séisme de 1980 ;        
- la bonification des taux d’intérêt sur les prêts accordés aux fonctionnaires pour l’acquisition de logements ;         
- l’exemption des laits infantiles de la TVA.         
Intervenant à l’issue de l’examen du projet de loi de finance pour 2008, le Président de la République a instruit le gouvernement sur la nécessité :         
- d’accélérer le processus de réforme financière et bancaire pour mettre à la disposition des opérateurs économiques et des investisseurs un système financier et bancaire capable de répondre à leurs besoins et de les accompagner dans leurs opérations dans les meilleures conditions, notamment, en termes de délais de traitement des dossiers et de qualité des services proposés ;         
- de conduire à son terme le processus de modernisation du système budgétaire de manière à assurer une plus grande transparence dans la confection des budgets et la réalisation des opérations budgétaires pour une meilleure efficience de  la dépense publique;         
- de réhabiliter la fonction d’inspection, de contrôle et de surveillance financière, bancaire et patrimoniale pour combattre de manière rigoureuse les actes d’atteinte aux biens et aux ressources publiques.         
3- Projet de loi modifiant la loi
n° 05-12 du 4 août 2005 relative à  l’eau.         
La modification proposée vise à proroger de deux années la période moratoire pour l’interdiction de l’extraction des matériaux alluvionnaires nécessaires à l’approvisionnement des chantiers de construction qui arrive à expiration en septembre 2007.         
4- Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 98-06 du 27 juin 1998 fixant les règles générales relatives à l’aviation civile.         
Le projet de loi proposé vise à introduire des modifications à la loi 98-06 du 27 juin 1998 fixant les règles générales de l’aviation civile de manière à assurer son harmonisation avec les dispositions des conventions et accords  internationaux auxquels l’Algérie est partie, notamment, en ce qui concerne le survol et les escales des aéronefs d’Etat étrangers.
5- Projet de loi relative aux contentieux en matière de sécurité sociale.         
Le projet de loi se propose, à travers les aménagements apportés au dispositif actuellement en vigueur, d’améliorer le système de gestion des contentieux  de la sécurité sociale et d’assurer un meilleur recouvrement des cotisations.          Au titre des nouvelles dispositions introduites par le projet de loi, il est prévu :         
- de lever les obstacles et les difficultés qui entravent l’examen rapide des recours introduits ;         
- de simplifier les procédures et de garantir l’exercice effectif de leurs droits par tous les partenaires du système de la sécurité sociale ;         
- d’améliorer les procédures de recouvrement des cotisations.         
Pour répondre à ces finalités, des dispositions spécifiques ont été introduites pour :         
- instituer des commissions de recours préalable nationales et locales au sein des organismes auteurs des décisions contestées ;         
- habiliter ces commissions pour se prononcer sur les affaires concernant les majorations et les pénalités de retard dans le paiement des cotisations ;         
- réduction les délais de recours;         
- déterminer le champ d’application de l’expertise médicale ;         
- déterminer les litiges relevant du contentieux technique à caractère  médical ;         
- affirmer le caractère non suspensif des recours des assujettis en matière d’opposition et de contrainte relatives aux recouvrements.         
Intervenant à la suite de l’examen de ce projet de loi, le Président  de la République a tenu à mettre en exergue l’importance des efforts que consent l’Etat pour assurer la couverture sociale et sanitaire de tous les citoyens à travers le système de sécurité sociale, le système de santé publique et les actions d’aide et de soutien aux catégories de populations vulnérables.         
Au-delà des efforts de l’Etat la pérennité du système de sécurité sociale passe par une contribution sincère et loyale des principaux concernés : les employeurs qui devront accomplir l’ensemble de leurs obligations en matière de déclaration de leur personnel et de paiement de leurs cotisations et les travailleurs qui devront respecter les règles d’accès aux soins et aux prestations de sécurité sociale, a conclu le Chef de l’Etat.         

IV. Le Conseil des ministres a examiné et approuvé, le projet de décret présidentiel relatif à l’avenant n°1 au contrat du 14 mars 2001 pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures sur le périmètre dénommé Gara Tisselit (bloc 245 Sud) conclu à Alger le 30 juillet 2007 entre la société nationale "Sonatrach" et la société "Rosneft-Stroytransgaz Limited".         

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, entendu une communication sur le marché de gré à gré attribué à l’entreprise "Cosider" relatif au projet d’étude et de réalisation du siège du centre national de production et de gestion de la carte nationale d’identité.         
Le Conseil des ministres a, enfin examiné et approuvé des décision individuelles  relatives aux emplois supérieurs de l’Etat.»

Dimanche 16 Septembre 2007

Finalisation du statut particulier

de l’enseignant avant le 31 décembre

- Le secteur de l’Education compte 40% des effectifs de la Fonction publique
- Alger compte 25.649 élèves issus de familles démunies

 

 

Ouverte officiellement hier, l’année scolaire 2007-2008 verra la finalisation du statut particulier de l’enseignant.

Finalisé avant le 31 décembre prochain, le statut particulier de l’enseignant, fruit de longues années de travail et de concertation entre les organisations syndicales et les responsables du secteur, réhabilitera sans nul doute les travailleurs de l’éducation, l’enseignant en particulier dans leurs droits, notamment l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, la revalorisation des salaires.
Car il n’y a pas de réforme sans tenir compte de doléances revendicatives des travailleurs du secteur.
Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid l’a confirmé hier, à la bibliothèque nationale d’El Hamma, au terme du coup d’envoi de la rentrée scolaire, donné dans trois établissements scolaires d’Alger centre.
A cette occasion, le ministre a rappelé toutes les réalisations que l’institution éducative algérienne a concrétisées durant les deux dernières décennies. 90% des infrastructures de l’enseignement et de l’éducation ont été réalisées depuis 1992, rappelant qu’au lendemain de l’indépendance, l’Algérie ne comptait que 39 lycées. C’est dire l’effort mené depuis pour permettre à cette institution de se conformer aux normes universelles aux plans qualitatif et quantitatif. Un processus touchant tous les paliers et dont l’achèvement est prévu au terme de cette année scolaire.
Entamée en 2003, l’application de la réforme du système éducatif a induit la mise en place de 170 nouveaux programmes, la production et l’édition de 170 millions de manuels scolaires, sans pour autant négliger l’infrastructure qui dépasse les 24.000 établissements scolaires. En termes d’encadrement, le ministre rappelle que l’école algérienne compte actuellement 525.000 enseignants, travailleurs et gestionnaires, soit 40% des effectifs de la fonction publique.
Toute une stratégie, pour améliorer le rendement pédagogique et freiner les déperditions scolaires, qui s’impose comme une préoccupation majeure des pouvoirs publics, les responsables de l’éducation en particulier.


Evoquant la démocratisation de l’enseignement, le ministre rappelle l’obligation des résultats ainsi que l’impérative diminution de l’échec scolaire. «L’objectif de l’institution éducative, à travers la mise en œuvre de la réforme est de permettre à 90% des élèves d’achever l’enseignement obligatoire et parvenir à la quatrième année moyenne.
Au lycée Bejaoui, première étape d’une visite l’ayant mené au CEM Tahar Maghraoui dans la même circonscription, à une école primaire à El Hamma, le ministre, s’adressant aux élèves de la terminale- classe de la réforme- a longuement insisté sur l’assiduité et la régularité de tous les élèves surtout ceux en classes d’examen.
« Les élèves bénéficieront, en contrepartie, de tous les moyens humains et matériels nécessaires, à leur réussite dans leur cursus scolaire », a-t-il déclaré, avant de procéder a une remise symbolique des manuels scolaires, au profit des nécessiteux.
Sur les 3 millions d’élèves nécessiteux, la circonscription d’Alger centre en compte, à elle seule, 25.649. Ces derniers bénéficieront de la prime de scolarité fixée à 2000 DA, d’un trousseau scolaire et d’un quota de manuels scolaires.

Dimanche 16 Septembre 2007


Rentrée scolaire hier pour 7.670.000 élèves
L’année de la dernière étape des réformes

Par : Sarah SOFI   Le : dimanche 16 septembre 2007

 

 

 Le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur  Benbouzid, a présidé hier à la Bibliothèque nationale, l’ouverture  officielle de la rentrée scolaire 2007-2008 au cours de laquelle plus de 7 millions  d’élèves rejoignent les bancs des établissements scolaires.
M. Benbouzid a estimé que cette rentrée revêt un cachet particulier, car elle constitue la dernière étape des réformes engagées au niveau du système  éducatif depuis 2003.

Le coup d’envoi de la rentrée scolaire a été donné hier matin par M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale à partir du lycée Bedjaoui à El-Madania où il a assisté au lever des couleurs. Il s’est par la suite longuement entretenu avec les enseignants et les élèves, notamment ceux des classes d’examen. A cette occasion, il les a exhortés de redoubler d’efforts afin d’achever le programme scolaire avant la fin de l’année et réaliser de bons résultats. Le ministre a par la suite assisté au cours inaugural intitulé «l’eau et le développement durable».
Le ministre s’est dirigé ensuite au CEM Maghraoui et à l’école primaire Tahar Boudoura à El-Hamma où il s’est enquis sur la rentrée scolaire au niveau de ces deux établissements, de la distribution du trousseau scolaire et des livres scolaires au profit des élèves nécessiteux. Il y a lieu de noter que la wilaya d’Alger Centre compte 25.649 élèves nécessiteux, tous cycles confondus.
Le ministre s’est dirigé à la fin de sa tournée à la Bibliothèque nationale où il a présidé une cérémonie organisée à l’occasion de la rentrée scolaire qui a regroupé des enseignants et des élèves de différents établissements d’Alger.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire des martyrs et écouté l’hymne national, il a été procédé à la présentation du cours modèle sur «l’eau et le développement durable», qui a été donnée par 2 professeurs relevant de la direction d’Alger-Ouest avec la participation des élèves de différents cycles d’enseignement. Le ministre a, à cette occasion, offert des trousseaux scolaires et des manuels scolaires aux élèves nécessiteux.
Auparavant, il a prononcé un discours, où il a mis en exergue les grandes réalisations enregistrées depuis 2000 dans le secteur de l’éducation nationale. «Ce qui a été réalisé dans le secteur depuis 2000 représente  90% des réalisations concrétisées entre 1962 et 1997». Le ministre a précisé à cette occasion que la présente année scolaire est caractérisée par le parachèvement de la mise en place de la nouvelle restructuration des enseignements, des nouveaux programmes et des nouveaux manuels scolaires, entamée en 2003, dans le cadre de la réforme du système éducatif.
Le  ministre a annoncé la réception, cette année de 2.811 salles de classe pour l’enseignement primaire, dont 1.644 réparties sur 287 écoles primaires nouvelles, 993 en extension d’écoles existantes et 194 en remplacement de locaux vétustes. Il a annoncé également la réception de 193 CEM et 67 lycées. «Ces capacités vont permettre une amélioration sensible du taux d’occupation des locaux dans l’enseignement primaire où il passera de 32,2 à 31,1 par classe. Cela signifie que l’objectif fixé en 2004, à savoir 30 élèves par classe sera progressivement réalisé. Comme ils permettront une réduction du nombre d’élèves par division pédagogique dans l’enseignement secondaire», précise-t-il.
Au total à la prochaine rentrée scolaire, le parc infrastructurel du secteur sera constitué de 24.449 établissements scolaires dont 18.922 écoles primaires, 4.307 collèges d’enseignement moyen et 1.613 établissements d’enseignement secondaire. Il est également prévu la réception des infrastructures de soutien, à savoir 470 cantines scolaires pour les écoles primaires contre 240 en 2006, et 3 internats primaires destinés à améliorer le taux de scolarisation au niveau des wilayas du Sud, 227 demi-pensions, contre 145 en 2006 dont 192 pour le moyen et 35 pour le secondaire, et enfin 33 internats, contre 24 en 2006, dont 20 pour le moyen et 13 pour le secondaire.
Pour ce qui est des nouveaux programmes et manuels scolaires, le ministre a annoncé la confection de 39 nouveaux programmes d’enseignement dont 12 pour la 5e année primaire et 27 pour la 3e année secondaire, qui achèvent la refonte de la pédagogie de l’ensemble du cursus scolaire, de la première année primaire à la terminale. Ces nouveaux programmes sont accompagnés de 35 nouveaux manuels scolaires dont 9 pour la 5e année primaire et 26 pour la 3e année secondaire.
Le ministre a indiqué par ailleurs que pour cette année ce sont au total 58 millions d’exemplaires de manuels scolaires, tous cycles confondus, qui seront mis à la disposition  des élèves.
Parallèlement à ce niveau de production, jamais égalé, le ministre de l’Education nationale a annoncé que son département s’attelle d’année en année, à lever les contraintes liées à la diffusion, sachant les contraintes objectives que représente la mise à disposition du manuel à 7,5 millions d’élèves répartis jusqu’aux contrées les plus reculées du pays.
Le ministre n’a pas omis de rappeler le principe de la cession, à titre gratuit, aux élèves nécessiteux ainsi que l’ensemble des élèves de première année primaire qui sera reconduit pour la présente rentrée scolaire. «Une enveloppe de 5 milliards de dinars a été mobilisée en faveur de 3 millions d’élèves», a-t-il notamment déclaré.
Le ministre a évoqué d’autres chapitres, liés à la réforme, tels que le statut particulier de l’enseignant qui sera fin prêt en décembre prochain, l’évaluation pédagogique, la formation en cours des enseignants qui touche cette année 37.000 nouveaux enseignants dont 25.000 au primaire et 12.000 au moyen.
Cette formation assurera, à l’horizon 2015, la formation à distance de 214.000 enseignants non titulaire d’une licence.
S’agissant du soutien à la scolarité, le ministre a indiqué que la prime de scolarité, destinée aux 3 millions d’élèves issus des milieux défavorisés, est reconduite pour cette rentrée. Elle a nécessité la mobilisation de 6 milliards de dinars. Il a insisté aussi sur le soutien exceptionnel de l’Etat, dans l’action sociale qui permettra la poursuite de densification du réseau des cantines scolaires, l’extension de la couverture sanitaire et l’amélioration du transport scolaire. Il faut noter que 2,5 millions d’élèves, représentant ainsi 40% des élèves du primaire au niveau national, bénéficient des cantines scolaires. Ce qui représente une enveloppe de 7,35 milliards de dinars, contre 6,5 milliards de dinars en 2006.

Dimanche 16 Septembre 2007

Education national
«Le Statut particulier de l’enseignant fin prêt avant le 31 décembre prochain»
Par : Sarah S.   Le : dimanche 16 septembre 2007
 

«Le Statut particulier de l’enseignant sera fin prêt avant le 31 décembre 2007, ce qui nous permettra d’augmenter les salaires au niveau du secteur», a notamment déclaré le ministre de l’Education nationale, hier, à la Bibliothèque nationale où il a présidé le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2007-2008.
A cette occasion il a précisé que la réforme du système éducatif, n’aura aucune signification sans le règlement définitif des problèmes socioprofessionnels de l’enseignant.
Le ministre n’a pas manqué de rappeler le nouveau dispositif de prise en charge de la formation des enseignants par l’université qui a fait l’objet d’une convention signée entre les secteurs de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, en juillet 2007. Il est destiné à améliorer la formation, notamment par l’élaboration de programmes spécifiques à chaque catégorie d’enseignants en fonction de leurs spécialités  par une licence professionnalisante délivrée dans le cadre du LMD.
Il y a lieu de noter que 37.000 nouveaux enseignants, dont 25.000 du primaire et 12.000 du moyen, seront mis en formation au cours de cette rentrée scolaire et ce, dans le cadre du programme décennal, entamé en 2005 et qui assurera à l’horizon 2015, la formation à distance de 214.000 enseignants non titulaires d’une licence.
Pour le ministre, le rehaussement du niveau de qualification des enseignants constitue la pierre angulaire de la réforme de l’éducation.

 

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus