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Lundi 13 Août 2007

 

 

Des marchés pour les commerçants «illégaux»

par Salah-Eddine .K

Seule l'installation des commerçants «illégaux» dans de nouvelles structures commerciales (marchés) constitue l'alternative idoine pour éradiquer le phénomène du commerce informel.

Le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaaboub, a inspecté, hier, les projets de construction de quatre marchés dans des communes de la circonscription de Zéralda. Accompagné du wali délégué et de représentants des communes concernées, Djaaboub a voulu du coup marquer le point de départ de la construction de plusieurs marchés dans toutes les communes du pays, une opération qui devrait avoir lieu début 2008.

L'objectif principal, selon lui, « est de lutter efficacement contre le commerce informel », mais aussi de permettre à l'Etat d'exercer « un contrôle tant sur la qualité des produits que sur leur origine». Djaaboub a expliqué, dans un point de presse, que la construction de ces structures commerciales répond à un programme élaboré par les pouvoirs publics qui s'étalera sur 4 à 5 années. Toutes les communes du pays seront, selon ce programme, dotées de ces structures.

Il indiquera que l'Etat « est de retour » pour prendre une part importante dans la construction de marchés, après s'être désisté dans les débuts des années 1990 de la construction de galeries et de souks el-fellah. Une convention-cadre est, à cet effet, à prévoir avec les banques pour le financement partiel avec les collectivités locales des coûts de la construction de ces structures commerciales. Dans ce programme, l'on prévoit également des marchés de gros dans les wilayas et des marchés régionaux d'une plus grande importance.

Le ministre du Commerce a appelé les investisseurs privés à se lancer dans cette opération et s'est du coup félicité du début des travaux d'un marché de gros qui sera construit par un privé dans la wilaya de Boumerdès, dont le coût est de 6 milliards de dinars. En l'absence d'un recensement fiable des marchés informels, le ministre indiquera que la seule solution pour les éradiquer est de «trouver une alternative qui satisferait toutes les parties».

Ainsi, locaux des nouveaux marchés visités et sis dans les communes de Souidania, Rahmania, Zéralda et Mahalma, dans la circonscription administrative de Zéralda, seront loués à des commerçants activant illégalement, contre la signature d'un cahier de charges qui prendrait en compte les intérêts de chaque partie. Des structures similaires de cette taille (20 locaux et autant d'étals) sont à prévoir dans plusieurs communes d'Alger (Aïn Taya, Heraoua, Raïs Hamidou, Ouled Fayet, Bouzaréah, Kouba, Khraissia...), a indiqué le ministre. Djaaboub a, en outre, donné un aperçu sur le nombre de ces marchés qui «défigurent» les daïras de la capitale.

Il citera en exemple Chéraga, qui dispose de 15 marchés informels, Draria 5, Hussein Dey 7, Bir Mourad Raïs 5, Sidi M'hamed 4, El-Harrach 9, Baraki 10 et enfin Bab El-Oued 2 marchés informels.

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Lundi 13 Août 2007

Matériaux de construction Quand le logement devient un casse-tête chinois

par Kamel Benmohamed

 

 
A l'évidence, le secteur du bâtiment, en général, et le programme du million de logements à l'horizon 2009, en particulier, n'en finissent pas d'entrer, de manière cyclique, dans de gros trous d'air.

Aujourd'hui, au moment précis où les chantiers de construction, tous segments confondus, devraient entamer une phase de réalisation décisive, et plus sûrement ceux qui sont dédiés aux logements à l'enseigne de formules diverses, celles du social locatif, de l'habitat rural, de la location-vente, du LSP, du promotionnel, c'est une inquiétude généralisée qui a pris possession de tous les acteurs concernés, publics et privés réunis. Les retards, par ailleurs, étaient déjà notables et les délais rarement respectés, tous liés, il est vrai, à des problèmes endémiques à ce secteur dans notre pays et qui s'articulent principalement autour de diverses causes, dont l'insurmontable difficulté à s'approvisionner, l'année durant, en matériaux de construction est le point nodal, mais aussi l'absence de main-d'oeuvre qualifiée, sachant qu'il est désormais établi que les métiers de coffreurs, de ferrailleurs, de maçons et de personnel d'encadrement expérimentés sont plutôt des denrées rares. Si l'on ajoute à cet inventaire de points noirs celui des agrégats, le sable et le gravier de carrière notamment, qui ont connu une hausse des prix vertigineuse dans la foulée de l'interdiction d'exploiter le sable de mer et des lits d'oueds, le tour est fait du «casse-tête» chinois permanent auquel sont confrontés les professionnels du secteur.

Encore que pour l'exemple chinois, il serait plus séant pour nos entreprises de faire amende honorable, tellement ces derniers ont démontré de manière magistrale, par leurs performances, leur grande adaptation à un marché algérien complètement déstructuré. En attendant que le vrai bilan soit fait un jour, sans préjudice des comptes et mécomptes des uns et des autres, les champs d'immeubles dans plusieurs régions du pays se retrouvent encore une fois dans l'oeil du cyclone, où les «coup de chaud», pas seulement climatiques, n'ont pas manqué.

En vérité, au coeur de cet été 2007, c'est un terrible pic de fièvre sur le front des matériaux de construction qui vient de s'emparer de tout le secteur du bâtiment dans le pays, jusqu'à faire oublier les crises habituelles, nées souvent des distorsions entre l'offre et la demande, la tension organisée, etc. Les nouvelles, ont tout cas, ne sont pas bonnes et de nombreux chantiers, que le défi du million de logements a essaimé sur tout le territoire national, sont en difficultés avérées et les signaux de détresse nombreux.

La grosse alerte sur le sujet, dont nous faisions part au début du mois de juillet, déclinée à l'enseigne d'une interrogation largement partagée à l'époque par les professionnels, «Si le ciment venait à manquer» (Le Quotidien d'Oran du 10 juillet 2007) est, au jour d'aujourd'hui, plus que jamais d'actualité.

Depuis, la cote d'alerte a été assurément dépassée et toutes les appréhensions sur les chantiers du pays sont vérifiables avec toutes ces «norias» de grues qui ont réduit ou carrément cessé leurs mouvements, les congés donnés aux travailleurs et la mise au chômage technique pour d'autres.

L'équilibre si fragile a été assurément rompu en ce mois d'août, un mois où les fatalités négatives en tous genre se sont soudainement accumulées, la plus signifiante d'entre elles étant, bien sûr, l'approvisionnement en ciment. En effet, cet été, au moment précis où les chantiers de construction consomment les plus grosses quantités de ciment - au titre du coulage des fondations et des dalles, par exemple, sans préjudice des travaux de maçonnerie - que les arrêts en cascade d'ordre technique et les pannes du même nom, comme on a pu le vérifier, se sont multipliés et ont paralysé, chacune à son tour, les cimenteries pendant plus de trois semaines maintenant.

Dans la région Est par exemple, la tension est vive, étant entendu que le groupe de l'ERCE, du reste particulièrement sollicité avec 40% de parts du marché national, n'a pas échappé au «syndrome» de l'arrêt technique programmé ou de la panne sèche au niveau de ses unités performantes, avouons-le, de Aïn Touta (Batna), Aïn El-Kebira (Sétif), Hdjar Essoud (Annaba), Hamma Bouziane (Constantine), lesquelles pourvoient le marché régional et même national à des prix concurrentiels, le sac de ciment étant cédé sur les différents sites à 240 dinars (sorti d'usine).

La production nationale en berne, nettement en dessous des besoins, près de 12 millions de tonnes/an, a provoqué dès lors un véritable «clash», une rupture des stocks importante, et le prix du sac de ciment s'est envolé, atteignant des sommets insoupçonnés, jusqu'à culminer ces derniers jours sur le marché parallèle à 520 dinars, stoppant net toutes les velléités des entreprises à s'approvisionner, quitte à arrêter pour un temps les chantiers.

La cimenterie du groupe Orascom (wilaya de M'sila), dont la production est de 4 millions de tonnes/an, qui commercialise le sac de ciment à 311,8 dinars, est aujourd'hui submergée par une forte demande. Le ciment de la société Orascom, qui était donc largement disponible, est désormais sous tension et les camions allongent désormais leurs longues chaînes devant les portes de l'usine de M'sila.

Le marché noir et les spéculateurs sont sur un nuage, puisque même le ciment blanc est entré dans cette «danse du scalp»: le sac de 50 kg est négocié actuellement à 4.000 dinars, quand il ne coûtait que... 400 à 500 dinars il y a moins d'une année.

 Sur ce produit, les causes sont liées essentiellement, nous dit-on, aux problèmes qu'a connus la société mixte algéro-tunisienne qui approvisionnait pour une grande part le marché national, et qui semble avoir perdu pied, après que notre pays se fut retiré du capital. Le fait avéré et qui ne soulève aucun doute est que le ciment blanc, lui aussi, s'est escamoté dans les filets du marché noir au prix fort !

Le paradoxe intégral, nous confient de nombreux opérateurs, pris dans la nasse du marché noir et de la spéculation, est que les chantiers à l'arrêt ont provoqué, à l'inverse, une chute sensible des prix sur des produits où la demande était grande, comme le rond à béton et les agrégats, le principe de l'offre et de la demande ayant joué, pour une fois, dans le sens de la baisse. En Algérie, décidément, le cycle de la pénurie s'autoalimente dans tous les cas de figure et en toute saison.

 

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Dimanche 12 Août 2007

 

L’Algérie profonde (Lundi 13 Août 2007)
Cent cinquantième anniversaire de la prise de la Kabylie par l’armée coloniale
Icheridène ou le rendez-vous de la mémoire

Par : Rédaction de Liberte
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Il y a cent cinquante ans, en 1857, la Kabylie tombait aux mains des soldats du maréchal Randon, après une vaillante résistance populaire dont l’ultime acte fut la célèbre bataille d’Icheridène, sous la conduite de Lalla Fadhma n’Soumer.

Des centaines de résistants périrent au cours de cet engagement, comme en témoigne la découverte de fosses communes renfermant les ossements de 750 combattants. Pour marquer cet anniversaire, qui doit être une date phare dans l’histoire de la résistance de la Kabylie et de l’Algérie à l’invasion coloniale, un comité d’organisation des festivités, placé sous le haut patronage du président de la République, est mis en place. Mme Moula Ouzna et M. Chenoun Abdelkrim, des membres de ce comité, nous ont rendu visite à la rédaction pour nous parler du sens de cet anniversaire.
“Icheridène Akal Ijuhden”, “Icheridène, terre de résistance” est l’intitulé du programme des festivités qui s’étalent sur trois jours, du 15 au 18 août.
La cérémonie démarre mercredi par un accueil des invités à la commune d’Ath Agouacha, puis des conférences seront animées, entre autres par Ahmed Aït Ouali qui parlera de “La prise d’Icheridène”, Dahlala Mouloud de “La dimension politique et spirituelle de la Rahmania”, à laquelle appartient Fadhma N’soumer, Mouloud Lounaouci (sociolinguiste) de “La résistance amazighe : continuité historique” et enfin de Kacimi Zinedine qui évoquera “Le rôle des Aït Kaci dans la résistance à la colonisation française”. La journée de jeudi, outre les visites sur site, sera marquée par une conférence de Younès Adli sur “Les forces et limites du commandement de la résistance de 1857”, tandis que Belaïd Nacer interviendra sur “Le rôle de chikh Seddik Ouarab dans la résistance”.
La journée de jeudi verra d’abord l’inauguration d’une stèle dédiée aux résistants “imseblen” , puis une visite guidée au village martyr d’Icheridène, le tout devant s’achever autour d’une waâdha. Au cours de cette cérémonie, une délégation de Tablat, où, jadis, fut bannie puis enterrée Fadhma n’Soumer, sera reçue. Les membres du comité d’organisation tiennent d’abord à souligner l’intérêt du wali de Tizi Ouzou pour cet anniversaire, mais déplorent l’indifférence du ministère des Moudjahiddine, alors qu’il est concerné au premier chef.
Mais plus que cet aspect, les membres du comité tiennent surtout à lancer un appel du cœur pour les descendants des résistants d’Icheridène, qui sont aujourd’hui partout en Algérie, de renouer avec la terre de leurs héros ancêtres qui n’avaient à l’époque que leur “nif” et leur audace pour affronter la soldatesque coloniale. Si le mérite de ce comité local de marquer cet anniversaire est immense et mérite reconnaissance et gratitude, il reste qu’un tel événement, qui représente une date phare dans l’histoire de l’Algérie, aurait dû requérir une plus grande attention et au plus haut niveau de l’État. À moins que…

N. S.

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Dimanche 12 Août 2007

 


Une économie hors hydrocarbures
C’est possible !

Par : Omar C.   Le : dimanche 12 août 2007

 

Périodiquement, le Chef de l’Etat revient sur un thème récurrent, à savoir réduire la dépendance de l’économie nationale à l’égard des hydrocarbures. Construire une économie sans hydrocarbures, est-ce possible ? Tout dernièrement, à l’occasion de la célébration du 5 Juillet, le Président de la République a, une fois de plus, abordé, de manière solennelle et avec l’objectivité voulue, le problème de cette dépendance qui est multiple.
D’abord, les hydrocarbures procurent 98 % des revenus en devises du pays. C’est une tendance lourde qui est inexorable depuis plus de 30 ans. C’est dire les craintes qu’elle suscite pour l’avenir du pays.
Ensuite, sans le poids de la fiscalité pétrolière qui représente environ 70 % des recettes budgétaires de l’Etat, le pays connaîtrait d’énormes problèmes. En effet, il y aurait tout simplement des dysfonctionnements gravissimes au niveau de l’Etat et de ses démembrements. C’est très simple, l’Etat incapable de payer ses propres fonctionnaires. C’est dire les périls que véhicule une telle dépendance.
Enfin, il faut souligner que l’Algérie ne pourrait pas financer ses importations sans les revenus tirés des hydrocarbures. Les exportations hors hydrocarbures ne rapportent que moins d’un milliard de dollars, en moyenne par an, et ce, depuis une vingtaine d’années.
Cette stabilité est le reflet de la pétrolisation excessive de l’économie nationale à l’égard des hydrocarbures. D’ailleurs, les exportations hors hydrocarbures n’arrivent même pas à payer la facture des importations des médicaments et du lait. Il est clair qu’à très long terme, cette situation est périlleuse si, entre temps, notre économie ne se serait pas libérée de la dépendance à l’égard des hydrocarbures.
Il convient aussi de souligner  le risque de pâtir, à terme, de cette dépendance. En effet, à l’heure actuelle, elle est tirée surtout par la dépense publique et le secteur de l’énergie. L’agriculture et l’industrie ne représentent plus que des parts dérisoires. Il est clair, qu’en tentant d’extrapoler, que sans la dépense publique et l’énergie, la croissance serait insignifiante pour ne pas dire nulle. Or, une telle perspective  est purement et simplement effrayante pour la stabilité et l’indépendance du pays. L’on comprend dès lors, le sens des interventions du Président de la République pour sensibiliser toute la nation à ce problème. Plus que jamais, la reconversion de l’économie est à l’ordre du  jour. Comment y parvenir. Deux voies sont possibles.
D’abord, il faut encourager l’investissement, tant national qu’étranger. Il faut bâtir une nouvelle économie moderne, ouverte et compétition. De toutes les façons, il n’est pas possible de faire autrement pour relever les défis de la mondialisation. Sur un autre plan, il est impératif de diversifier les sources de revenus en devises, en développant, en particulier, le tourisme. Les potentialités de l’Algérie dans ce domaine sont connues et avérés.
Ensuite, il est important de parachever le processus des réformes structurelles de l’économie nationale dont la finalité n’est pas seulement de consolider les mécanismes du marché, mais aussi de créer un environnement plus favorable aux activités économiques, en général, et à l’entreprise, en particulier.
Il est donc facile de constater que la reconversion de l’économie nationale est l’affaire de toute la nation.
Omar C.

 

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Dimanche 12 Août 2007

 

Economie (Lundi 13 Août 2007)

Tayeb Louh l’a annoncé lors d’une rencontre avec le FCE
Un plan d’action contre le chômage


Les mécanismes de l’emploi aussi bien sur le plan organisationnel que réglementaire seront entièrement réformés. Outre la révision du CPE, un décret portant promotion de l’emploi est actuellement en phase de préparation.

Le département ministériel en charge du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale s’attelle à réformer entièrement les mécanismes de l’emploi aussi bien sur le plan organisationnel que réglementaire.  C’est du moins ce que rapporte le Forum des chefs d’entreprise (FCE) dans sa dernière lettre d’information, en évoquant une rencontre avec le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, qui s’est tenue en mai dernier. La lettre du forum ne donne pas de précisions sur le contenu de cette réforme.  Cependant, souligne le Forum des chefs d’entreprise, “la réforme prendra en compte le nouvel environnement économique national à la lumière des préoccupations de tous les acteurs de la société”. “Et c’est justement dans ce cadre que s’inscrit le rattachement de l’emploi au ministère du Travail et de la Sécurité sociale”, note le forum. Et d’ajouter : “Celui de la Solidarité s’occupera uniquement et exclusivement des dépenses de l’État en matière de solidarité.” Concernant l’emploi, le ministre, indique le forum, annonce un plan d’action de lutte contre le chômage. Dans ce cadre, un décret portant promotion de l’emploi est actuellement en phase de préparation. Il prévoit des baisses sur les charges sociales de l’employeur afin de l’inciter à recruter davantage. Cette baisse est liée à la nature de l’emploi offert. M. Hamiani, président du FCE, a salué la décision des allégements des charges sociales qui a pour objectif final celui d’encourager la création d’emplois. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de créer plus d’emplois mais également d’offrir des emplois durables.  À ce titre, il met l’accent sur le problème avec la formation qui, selon lui, ne répond pas aux besoins du marché du travail.  Le texte, souligne la lettre du forum, prévoit par ailleurs des bonus dans le cas d’un recrutement important. “Cette action est de nature à encourager non seulement le recrutement de jeunes chômeurs mais également à diminuer la fraude en matière de déclaration à la Sécurité sociale”, estime le FCE.
Selon les statistiques, c’est au niveau des petites entreprises que le phénomène du travail au noir est le plus présent. En revanche, les grandes entreprises sont très respectueuses de la loi en matière de déclaration à la Sécurité sociale. La dernière enquête de l’ONS a révélé que 4,5 millions de travailleurs ne bénéficient d’aucune couverture sociale, soit 53,1% de la population occupée.

Révision du code du travail : davantage  de flexibilité
 “L’autre grand chantier sur lequel travaille le ministère est en rapport avec la révision du code du travail”, indique le FCE sans donner de précision.
La seule indication est la disponibilité du ministre à “prendre en compte les préoccupations des partenaires économiques” en annonçant, qu’“il sera apporté davantage de flexibilité à l’importante loi qui régit le monde du travail”.   Le Forum des chefs d’entreprise, qui a été sollicité à apporter sa contribution, a remis une série de propositions. La question du week-end n’a pas été occultée. Dans ce cadre, le ministre a apporté des précisions très claire. Tayeb Louh a souligné le caractère net et clair de la loi. Celle-ci, pour la précision, et plus précisément le décret n° 82-184 du 15 mai 1982 relatif aux repos légaux, indique que “le jour normal du repos hebdomadaire correspondant aux conditions de travail ordinaires est fixé à vendredi”.
Le texte précise que dans les secteurs d’activité où l’horaire hebdomadaire de travail est réparti sur cinq jours, les journées de repos hebdomadaires sont fixés comme suit : le deuxième jour de repos hebdomadaire des services administratifs est le jeudi et le deuxième jour de repos hebdomadaire des unités économiques de production est le samedi.La problématique du week-end en vigueur en Algérie a toujours été au centre des préoccupations soulevées par le Forum des chefs d’entreprise depuis sa création, estimant que l’organisation actuelle du travail, en Algérie, dans sa relation avec l’étranger n’est pas efficiente.

Meziane Rabhi

 

 

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