Payement de la dette extérieure par anticipation
L'Algérie exprime sa volonté de payer sa dette envers
le Canada
«L'Algérie a exprimé sa volonté de payer la totalité de sa dette envers le Canada» a déclaré hier, l'ambassadeur du Canada à Alger, M. Robert W. Peck, lors d'un point de presse organisé en marge de la tenue d?une rencontre d'affaires regroupant une délégation d'hommes d'affaires canadiens conduite par le président du Conseil de commerce canado-arabe (CCCA) et leurs homologues algériens. L'ambassadeur a estimé que la décision de l'Algérie représente «un signe de volonté et de fiabilité». La dette algérienne envers le Canada est estimée selon le représentant diplomatique «à moins d'un milliard de dollars». En effet, l'embellie financière a permis à l'Algérie le remboursement de sa dette extérieure par anticipation. La coopération entre l'Algérie et le Canada qui date de plusieurs décennies, concerne essentiellement le secteur des hydrocarbures et de l'hydraulique, elle a tendance à s'élargir pour inclure d'autres secteurs, notamment celui de l'agroalimentaire. A ce sujet, M. Robert W. Peck a annoncé qu'«une délégation algérienne présidée par le secrétaire général du ministère de l'Agriculture et du Développement rural est en visite au Canada à partir d'aujourd?hui». Dans ce sillage il n'a pas manqué de rappeler que la participation canadienne à la prochaine FIA (Foire internationale d'Alger), «sera la plus grande participation depuis vingt ans». En terme de chiffres, les échanges commerciaux entre les deux pays, «sont déséquilibrés» a estimé l'ambassadeur, qui n?a pas omis d?expliquer que «les exportations algériennes vers
Tout en s'abstenant de donner une date ou un échéancier, il dira :«J'espère que cette ligne sera opérationnelle le plus tôt possible.» Pour sa part, le président du Conseil de commerce canado-arabe (CCCA), M. Dwain Lingenfelter, a rappelé l'importance du marché algérien et les opportunités d'affaires et de partenariat qu'il offre, «nous essayons de trouver de nouveaux créneaux de partenariat? Notre pays est connu pour son expérience dans le domaine de la formation».
Dans la même optique l'ambassadeur a indiqué que dans le cadre d'une éventuelle coopération dans le domaine minier, «une délégation canadienne visitera très prochainement l'Algérie».
Les hommes d?affaires canadiens qui se sont entretenus hier, avec leurs homologues algériens, poursuivront leurs travaux aujourd'hui. Il est prévu d?après le programme du Conseil de commerce canado-arabe (CCCA), la visite de quelques entreprises algériennes par cette délégation canadienne qui séjourne à Alger depuis jeudi dernier.
.Les travaux de réalisation du métro d’Alger n’ont véritablement commencé qu’en 1990. Le projet a été fortement ralenti et a failli même ne jamais aboutir, du fait de l’instabilité politique et de difficultés de financement qui s’ajoutent au manque d’expérience des entreprises nationales qui ont la charge de mener les travaux.
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Avec le temps, sa construction est devenue l’un des grands défis d’infrastructure pour l’Etat avec la nouvelle aérogare ainsi que le tramway. Pourtant, le commun des Algériens affirmera que ce projet remonte au début des années 1980. Les ingénieurs, qui ont vu germer l’idée de la construction du métro d’Alger et suivi les différentes étapes de son évolution, retiennent plusieurs dates « phares ». L’idée de doter la capitale de ce nouveau système de transport, long de 64 km, a été déjà prise vers la fin des années 1970, à l’époque du défunt président Houari Boumediène. « En 1983, le président Chadli Bendjedid inaugure le lancement des travaux d’un puits et d’une galerie de reconnaissance, le sous-sol d’Alger étant méconnu. C’est le premier chantier qui va de la Grande-Poste jusqu’à la place du 1er Mai. Ce marché servait à reconnaître le terrain, à faire des essais géotechniques pour pouvoir avoir des dossiers d’appels d’offres », affirme M. Hadibi, directeur des infrastructures au sein de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). M. Hadibi dit avoir accompagné le projet depuis sa « naissance ». Des appels d’offres ont été lancés à la faveur desquels des Japonais et des Allemands ont été engagés pour la réalisation des travaux. « En novembre 1985, les prix du baril du pétrole chutent à 10 dollars », au point de compromettre le projet. « Après, les pouvoirs publics ont essayé d’inclure le projet du métro dans le cadre de l’aménagement ferreux et que le métro remplace le chemin de fer », ajoutera M. Hadibi. En 1989, l’Assemblée nationale a décidé de revenir au tracé initial. La SNTF s’est opposée au projet de remplacement. Les premiers contrats de réalisation ont été alors confiés à des entreprises nationales au courant de l’année 1990. Ils portent sur la réalisation du tunnel de la place Emir Abdelkader jusqu’à Khelifa Boukhalfa. La réalisation des tunnels a été confiée à Cosider et les stations à Géni-Sider. Dans les années 1990, indique-t-on, l’entreprise du métro avait reçu des « instructions » l’obligeant à ne faire appel qu’aux entreprises nationales. Faute d’expérience dans le domaine, Cosider a demandé une assistance technique polonaise. Mais les techniciens polonais ont vite quitté le pays, suite à la détérioration de la situation sécuritaire, se rappelle-t-il. Les entreprises publiques ont dû donc relever le défi et poursuivre seules la réalisation du métro. Deux ans après, des lots supplémentaires du projet ont été dégagés. Le tunnel sous l’hôpital Mustapha vers El Hamma a été confié à Cosider et celui du boulevard Aïssat Idir à Géni-Sider. En 1994, selon M. Hadibi, les pouvoirs publics ont signifié l’interdiction de l’usage d’explosifs dans le creusement des tunnels. Une mesure qui n’a pas empêché, cependant, Cosider d’achever les travaux du tronçon, allant de la place Emir Abdelkader à la Grande-Poste, long de 450 m. Un autre tronçon de 650 m (Grande-Poste-Khelifa Boukhalfa), a été également achevé durant la même année par la même entreprise. Mais la jonction entre l’hôpital Mustapha et Khelifa Boukhalfa n’a été réalisée qu’en 1996.
Relance du chantier
«financement, notamment par le recours aux institutions internationales dans un cadre de partenariat, reste une démarche incontournable pour l’achèvement du projet », avait déclaré le directeur général de l’entreprise du métro à El Watan le 11 novembre 1999. Il devient clair que l’entreprise fait face à des difficultés dans le financement des différents travaux. Le chantier a été finalement relancé durant l’été 2003. Un marché portant réalisation en lot unique de 4,5 km de tunnel (jardin d’Essais jusqu’à Haï El Badr) a été confié à Gaama, un groupement algéro-allemand (Cosider, Dywidag International et Infrafer) pour un délai de réalisation de 30 mois. La relance a été marquée par la visite du président de la République sur le chantier en décembre de la même année. « Je ne peux pas attendre 10 ans. Ou je suis décidé à faire le métro ou je ne le suis pas et je ferme boutique », assène-t-il à l’adresse des responsables du projet. Deux ans plus tard, l’on est à 75% dans le taux de réalisation des travaux de génie civil. L’EMA s’est engagée à achever les travaux au plus tard en juillet prochain. Un contrat d’un montant de 35 milliards de dinars et de 300 millions d’euros, portant sur les équipements du métro et leur installation, a été signé, en janvier dernier, avec Siemens France, Vinci et CAF. La pose des rails est prévue pour novembre prochain et la première voiture roulante arrivera à Alger en décembre 2007. Le métro d’Alger sera mis en service au courant de l’année 2008. La nécessité de diversifier les sources de
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