Dimanche 18 Mars 2007
EMAAR, CARREFOUR... 4 à 6 milliards de dollars seront investis en 2007

par Hamid GuemacheDubai city line

L'Algérie compte capter cette année deux fois plus d'investissements directs étrangers qu'en 2006. Le directeur général des investissements au ministère de la Participation et de la Promotion des investissements table sur 4 à 6 milliards de dollars d'investissements directs étrangers (IDE) en 2007, contre 3 milliards de dollars en 2006. « Nous attendons 4 à 6 milliards de dollars d'investissements directs en 2007 », a-t-il dit sur les ondes de la Chaîne III.

 M. Ben Hamdine a par ailleurs démenti des informations selon lesquelles le groupe immobilier émirati Emaar aurait renoncé à investir en Algérie, pour protester contre les blocages bureaucratiques qu'il aurait rencontrés. « Officiellement, nous n'avons enregistré aucun retrait. Les choses s'établissent, leur société se crée. Nous travaillons pour la préparation de ce qui lui est nécessaire en terrains. Des sites ont été identifiés », a dit M. Ben Hamdine sans plus de précisions.

 Emaar a obtenu le feu vert d'Alger pour des investissements évalués à 28 milliards de dollars en Algérie sur plusieurs années, avait révélé le 3 février dernier «Le Quotidien d'Oran», citant des «sources bancaires à Paris». Le projet du groupe Emaar devra réaménager l'est d'Alger, avec des tours, des centres commerciaux, des hôtels de luxe...

 Pour réaliser ce projet gigantesque qui va changer complètement l'image de l'est d'Alger, Emaar va s'associer avec l'Etat algérien qui lui fournira le foncier nécessaire. Le président d'Emaar, Mohammed Ben Ali Al-Abbar, avait présenté en juillet 2006 au président Abdelaziz Bouteflika les maquettes de projets de restructuration urbaine d'Alger, portant notamment sur le réaménagement et l'agrandissement de la gare centrale pour accueillir 80.000 voyageurs par jour, la construction d'un hôtel, d'un centre commercial et de trois tours de bureaux. Un deuxième projet du groupe porte sur la construction de marinas, d'hôtels de luxe, de bureaux et d'appartements de haut standing, ainsi que d'une «cité de la santé», sur le front de mer, face à la baie d'Alger.

 Les projets d'Emaar viendront compléter les investissements en cours entrepris par le groupe privé Rahim, propriétaire du Hilton et des supermarchés Carrefour. Ce groupe a déjà réalisé une tour de bureaux et lancé la construction d'un grand centre commercial avec le premier hypermarché Carrefour de la capitale. Ces projets entrent dans le cadre d'un vaste programme lancé par le président Abdelaziz Bouteflika pour réaménager, selon des normes internationales, les quartiers de l'est d'Alger. L'électrification en cours du réseau ferroviaire de la banlieue de la capitale, le tramway et le métro vont révolutionner le transport urbain dans cette partie d'Alger. Emaar prévoit aussi la construction à Zéralda, à 25 km à l'ouest d'Alger, d'un complexe touristique comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un golf et des centres commerciaux.

 Le projet d'Emaar qui prévoit de réaliser un grand investissement touristique de trois milliards de dollars à Marsat Ben M'hidi (extrême ouest), symbolise l'intérêt des capitaux arabes du Golfe pour l'Algérie. Selon nos sources, plusieurs fonds d'investissement arabes du Golfe projettent d'importants investissements dans notre pays.
Dimanche 18 Mars 2007

[ Reportage ]
Aux confins du réel et de son fantastique désert
Djanet, la perle du Tassili

Par : Houria Akram.   Le : samedi 17 mars 2007
 

«Si tu chantes la beauté, même dans la solitude du désert, tu trouveras une oreille attentive», lisait Khalil Gibran dans le sable de la douce Djanet et des secrets de sa faune, tandis que le jour se lève à l’odeur du thé à la menthe, réveillant les Touareg et les vies se tapissant sous l’or du sable et du soleil sachant que Dieu a créé des contrées pour vivre et a établi le désert pour méditer et écouter son silence. 

C’est pareillement à cette description que nous avons accompagné les journées et les coutumes des hommes bleus et des femmes touaregs de Djanet, chef-lieu de daïra de la wilaya d’Illizi, et cherché à comprendre jusqu’aux confins de leurs fantastiques réels ce chant, voire même cet hymne à la vie, dans leur adaptation dans ces terres en apparence hostiles qui traversent le Sahara sur plus de 80 000 kilomètres carrés. Ces jours où la ville se prépare à dérouler le tapis de sa majestueuse féerie sous le charme de ses deux hôtes,  la Reine Sofia et le Roi Juan Carlos 1er du Royaume d’Espagne, qu’accompagne le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil,  dont Sonatrach est un des importants partenaires du Parc national du Tassili, dans son développement durable et sa préservation, et la ministre déléguée, chargée de la Recherche scientifique, Souad Bendjaballah, ainsi que les nombreux journalistes couvrant la visite du couple royal.
La première impression dès l’arrivée à l’aéroport Tiska de Djanet, à plus de 2.270 km de la capitale, vous renvoie aux frontières d’un astre de sable et de grès façonné par l’eau, le soleil et le vent, luisant de ses teintes or et ocre, au sein de l’Algérie. Vous êtes  enveloppés dans cette sensation puissante qui fait qu’à lui seul, le désert est une planète et qu’en tant qu’acte artistique il est un art, un état d’esprit et une manière de vivre noble et singulière pour ses citoyens.
En route, nous découvrons ensemble l’itinéraire de la visite royale que les habitants de la perle du Tassili ont réservée à leurs hôtes. L’arrivée à l’Aéroport, l’accueil avec des bouquets de fleurs remis par deux enfants vêtus de tenues locales, la réception et les saluts des notables et autorités civiles et militaires, la parade militaire, renforcée par des éléments venus de la 4e Région militaire, Ouargla, la troupe folklorique targuie "Thamat", la visite du Musée national du Tassili, la remise de la clé de la ville, la signature du Livre d’or, la visite du site rupestre "La vache qui pleure ", l’arrivée à l’exploitation agricole de Brihmat "Tarek Ibn Ziad", le déjeuner sur des tables au cachet local et la remise au nom du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des cadeaux aux deux majestés et le retour du cortège des 4x4 vers l’aéroport avant le décollage de l’avion pour Alger, pour une autre profondeur de l’hospitalité des populations de l’Algérie.
Tout au long de l’itinéraire de destination à quelque  50 km de l’aéroport, la fraîcheur du matin étendant le voile de sa douceur sur les paysages qui se laissent découvrir au fur et à mesure, les rythmes de vie prennent leurs places et leur temps, la qualité du silence et les vertiges au bout des émotions que ressentent les poètes et les touristes vous passionnent et vous délivrent de la solitude de la ville et de son pouvoir devant la majesté du Sahara, le Tassili.
Droite ou en zigzag, asphaltée ou recouverte de gravier, la route, à partir de l’aéroport, libère la vitesse tandis que des îlots d’habitation modernes, mais en respect du cadre de vie local tentant de concilier tradition et modernité, émergent dans les creux des oueds, des abords des gueltas, des vagues des dunes ou des cimes des plateaux de roches ou de grès, alternant avec des vallées et des oasis où se mêlent palmeraies et arbres fruitiers et tout autour des potagers et des maraîchages poussent sur des lopins de terres entretenues avec soin et douceur en raison de la rareté des légumes et la cherté de leur prix. 
Vingt kilomètres depuis le départ, le premier village, Ifferi, niché sur les flancs d’un plateau rocheux, ouvre les paysages où la vie a pu s’établir en harmonie avec la nature sans trop de heurt avec la rudesse du climat.
Les habitations en bordure de la route laissent découvrir la main de l’homme, les progrès de la modernité et les commodités quotidiennes en matière d’infrastructures de base comme les structures de santé, les établissements scolaires, les commerces, les administrations ou les services de sûreté, des postes et de téléphone, les stations d’essence ainsi que de multiples plaques indiquant l’exercice de métiers comme la tôlerie, la plomberie et des micro-entreprise se mettant en place.
 Nous prenons la direction Djanet, chef-lieu de la daïra, à 412 km de la wilaya d’Illizi et à 50 km de son aéroport où nous attendent le wali d’Illizi, Boualem Tiffour, le président de l’APW, Abdelkader Benhoued, le chef de la daïra de Djanet ainsi que les élus locaux et des sénateurs.

5.200 milliards de centimes de 2000 à 2007 contre
1.200 milliards de centimes de 1984 à 1999

Les responsables, qui se préparent à une session pour l’établissement du bilan annuel de leur exercice, parlent des progrès considérables ayant marqué le cours de la wilaya entre 1999 à 2007 et qui a été créée pour rappel en 1984.
Le programme de développement, qui a touché l’ensemble des six communes et leurs îlots d’habitation, est sans commune mesure avec aucune période antérieure, puisque la wilaya a pu bénéficier, de 2000 à 2007, de 5.200 milliards de centimes, c’est-à-dire 1.000 milliards d’investissement par an, une base de ce développement,  contre 1.200 milliards de centimes de 1984 à 1999. Il a englobé les infrastructures de base, les routes, l’agriculture, le tourisme et le patrimoine culturel avec le Parc national du Tassili où le désenclavement considérant l’éloignement entre les villes, leur chef-lieu de wilaya et de daïra.
 Dans ce cadre, les efforts de l’Etat ont ciblé en priorité les infrastructures lourdes, à travers les programmes complémentaires Spécial Grand-Sud ou Fonds de développement de relance et de croissance. Illizi, Djanet, Bordj El-Houès, In Amenas, Deb Deb, Bordj Omar Idris ont pu connaître des rythmes de croissance assez conséquents au regard de leur enclavement et des distances qui les séparent, a soutenu le wali, conforté dans ses propos par son chef de daïra et le P/APW.
En matière d’investissement, 48% du budget global ont été dégagés pour les 3.340 km de routes afin de contribuer au désenclavement et soutenir le développement économique et social, suivis du logement avec la création de la cellule d’habitat qui devra veiller selon les orientations du Président de la République, au respect de  la vie sociologique de la région.
L’amélioration des conditions de vie et de travail a été une autre priorité sur laquelle le Chef de l’Etat a mis l’accent concernant le cadre de vie, l’éducation, la formation, l’aménagement urbain, l’assainissement de l’eau, l’éclairage, le gaz de ville. Plus exactement, nous pouvons noter que chaque commune comprend un à deux lycées en plus du projet de programme d’un centre universitaire de 1.000 places pédagogiques, à lancer au 4e trimestre de cette année. Tous les enfants en âge scolaire suivent les cours et le taux de scolarité des filles atteint 87% dans le primaire, 54% dans le moyen et 47% dans le secondaire. Le chômage se situe à 11,38%.
 Djanet est distante de sa wilaya de 412 km, Bordj Omar Idris, ex- Fort Flatters, est à 700 km et huit heures de route d’Illizi et à 240 km de Djanet, 5 heures de route de son chef-lieu de daïra. Elevée au cœur d’une vallée, au cœur d’une oasis de palmeraie, Djanet possède de nombreuses féeries et la villa, résidence d’Etat, érigée sur la crête de la plus haute montagne permet à la ville de prospérer à son ombre, captive les visiteurs et dimensionne la force et le génie des bâtisseurs tant l’art et le rustique s’épousent avec le cadre sociologique locale.
Des quartiers entiers sont édifiés sur les roches répartissant la ville en médina et ksour construits avec de la pierre taillée, avec des esplanades comme centre de ville, rivalisant avec les plus belles architectures du monde et en prime ce cachet qui fait sa particularité propre.   

Le musée du Tassili

Direction le musée du Tassili, non loin du siège de la daïra où gisent des millions d’années d’histoire, de mémoire et d’objets, témoins de vies, de vécus et de leurs évolutions dans le temps, de splendeurs en quête de recherche, de découvertes et de fascination. Premier foyer humain de la céramique, l’amélioration des actions de subsistance des hommes, le passage de l’acte de chasseur à celui d’agriculteur, d’emmagasinement des grains alimentaires et la peinture et la gravure de l’environnement effectuées dans des abris en grotte ou à l’air libre, dont le Tassili recèle plus de 5.600 sites recensés à l’heure actuelle. L’un des plus célèbres se trouve à Tamrit de Tan Zoumaïtak qui recoupe une succession de périodes des plus anciennes aux plus récentes avec l’apparition de l’écriture, les rituels funéraires ou les signes de vie et de mort, de religions et de croyances à plus de 3.000 ans avant notre ère.  
Depuis la création en 1972 de l’Office du parc national du Tassili, son classement comme monument historique national, les choses ont considérablement évoluées dans le sens de la préservation, conservation et mise en valeur culturelle et naturelle de ce fonds historique, musée à ciel ouvert.
Renforcé depuis son classement en 1982 en tant que patrimoine mondial de l’UNESCO, admis dans le réseau du MAB, en 1986, en qualité de réserve de l’homme et de la biosphère et soutenu grâce à la fondation Sonatrach Tassili, le partenaire du Parc national, le Musée du Tassili, qui couvre les richesses ethnologiques, culturelles, naturelles dans leurs divers aspects sur les 80.000 kilomètres carrés avec une altitude variant de 500 à 2.200 mètres, témoigne aux générations et garde la mémoire en alerte et l’option du choix stratégique national, comme l’ont réaffirmé les directeurs du Musée et de l’Office.

A Tegharghart,
«La vache qui pleure»

La gravure qu’on date de la dernière période de la préhistoire, entre 3.000 à 4.000 ans avant notre ère, est assez particulière tant la technique consiste à graver la roche par piquetage  en reliant les points et polissant les traits donnant de bas reliefs à la vache.  Selon le titre générique véhiculé dans cette région, à Tegharghart, Ihrir  et également au Niger où l’on recense les mêmes modèles, la gravure, qui représente une grande vache à la robe aux traits lissés, un signe de domestication avec la forme des cornes et la petite larme à l’œil droit, peut signifier le début de la désertification, puisque la vache, habituée à venir s’abreuver dans le creux de cette guelta, ne trouvant plus d’eau a versé des larmes. Ce qui signifie également la fin de l’élevage des bœufs à Tegharghart, un site d’épandage et de pâturage en ces temps préhistoriques, dont la source est sur le plateau du Tassili et en période de crue toute la partie est inondée.

L’exploitation agricole Tarek Ibn Ziad de Brihmat

Etablie sur 49 hectares, la ferme privée de la famille Brihmat, acquise dans le cadre du programme national de fonds de mise en valeur des terres agricoles dans le Sud, est une réalité de la volonté conjuguée de l’Etat et des jeunes en quête de projets d’investissement avec en guise d’encouragement le terrain défriché et le forage du puits. A huit ans de son démarrage, la ferme agricole est en exploitation et les fruits du labeur de ses propriétaires sont notables, visibles et lisibles en chiffres et en quantités de récoltes grâce aux 12 employés permanents, des dizaines de saisonniers en plus des mains des membres de la famille Brihmat. Sur une superficie de 49 hectares, 30 sont réalisés à 100% et rentables, sur 10 hectares poussent les légumes (oignons, betteraves, navets, carottes), tandis que la pomme de terre est en essai sur 2 hectares, comme l’explique avec une grande satisfaction des résultats, l’un des jeunes frères Brihmat, natif de Ghardaïa, installé dans la région. 16 autres hectares sont réservés aux agrumes (oranges, mandarines, citrons) ainsi qu’aux dattiers et la récolte est bonne. 20 hectares ont été acquis à titre individuel et 10  autres dans le cadre du soutien de l’Etat avec le forage du puits, des petits troupeaux de bétail qui se développent parallèlement, le rêve des vertes prairies est décidément à la porté des jeunes volontaires, à l’exemple des Brihmat avec des recettes mensuelles de 5 millions de centimes et un total annuel de plus de 1,5 million de dinars, ce que nous avons pu tirer de ses dires comme information.
Ces belles aventures dans le silence du désert du Sahara peuvent être autant d’exemples et de stimulants aux nombreux jeunes en quête d’ambition et de visions d’avenir, surtout que l’Etat a mis en marche toutes les dispositions à leurs réalisations dans le cadre des différents dispositifs destinés aux jeunes. Djanet, qui ne dispose que d’une structure comme les cybercafés, installée au sein de la maison de jeunes, enregistre un réel retard dans le réseau numérique, un créneau à approfondir à l’ère de l’intrusion de la modernité dans les moindres foyers du grand et merveilleux Sahara, dont l’Algérie vient de célébrer la Journée internationale des déserts du monde.

L’activité touristique nécessite
 des investissements, tant la demande est importante

Tadrart pointe son village touristique saharien à moins de dix kilomètres d’Ifferi, au creux d’une montagne de roches à l’ombre de laquelle de verdoyants potagers et palmeraies fleurissent. Le jasmin, le citronnier, le grenadier s’élancent des terres qui portent les racines des légumes et autres herbes vertes. Une noria d’irrigation traditionnelle résiste au temps et garde la mémoire, témoin d’une vie féconde et fertile dans ces régions arides.
L’endroit, décrit comme un immense territoire aux paysages naturels impressionnants, situé au sud-est de Djanet, est un parcours à diversité biologique important pour la gazelle et où la vie se laisse également couler en douceur.
Abdelkader Ahmid, le propriétaire du village, par ailleurs directeur de l’Agence de voyage et de tourisme de Tadrart, atteste de l’amélioration des conditions de vie et de travail dans cette région du Sud où le tourisme a connu un boom, boosté par les grands efforts entrepris par l’Etat ces dernières années et dans leur sillage par l’amélioration du tourisme qui a connu une augmentation de plus de 20% entre 2005 et 2006, grâce aussi aux vols charters d’Aigle Azur, Air Méditerranée et les vols de récupération d’Air Algérie. Les impacts ont été importants sur le plan économique et social à plus de 40%, pour une région dont la population vit essentiellement du tourisme et de ses dérivés durant la période d’octobre à fin avril.
Le village saharien, qui comprend des structures de 120 lits réparties entre les 50 lits en tentes pour les petites bourses, principalement des étudiants, 60 chambres simples et 24 lits résidentiels ou VIP.
Abdelkader Ahmid, ce père de six enfants, trois filles et autant de garçons, activant dans le tourisme depuis 30 ans, est un guide hors pair qui connaît les moindres coins et recoins de sa région et en matière de randonnée, il est grand guide des 950 sites ou itinéraires touristiques. Aussi, raconte-t-il que les sites  les plus «vendus» actuellement restent ceux des régions sud-est à 20 km, Tadrart et à 120 km, Issendilène avec les frissons des roches et des oasis et ceux au nord de Djanet, le plateau du Tassili à plus de 1.800 mètres d’altitude, ceux au nord, le plateau de Dider à 1.600 mètres d’altitude à 280 km, l’oasis d’Ihrir à 220 km avec leurs gueltas, gravures  rupestres, palmeraies et habitations traditionnelles. 
Avec seulement 4 structures d’accueil touristiques d’hébergement, l’hôtel Ténéré, le village saharien de Tadrart, l’hôtel Zériba en huttes et l’Auberge de l’ONAT, comptabilisant environ 140 lits, Djanet vit dans la zone nord de l’économie du gaz et du pétrole et la zone sud, de la culture, le tourisme et l’agriculture, nécessitant d’importants investissements dans ce secteur stratégique pour une population de 43.000 âmes, selon le recensement de 2006. Une soixantaine d’agences de voyages exploitent le créneau touristique, dont des indépendants et une vingtaine d’agences "pirates", selon notre interlocuteur.
Houria Akram.

Le réseau numérique au ralenti
Les antennes ADSL, qui pénètrent au-delà des seuils des maisons, sont vivement sollicitées par les jeunes et les touristes étrangers rencontrés au détour d’une escapade dans le "souk de transit" de Djanet-ville, regroupant sous des tentes les commerces, les marchands et divers ateliers d’artisanat traditionnel, devant les terrasses des cafés ou aux entrecroisements des deux ruelles reliant des quartiers. La modernité et les bienfaits des technologies sont des acquis dont nous devons en tirer profit surtout dans ces régions, quand bien même les jeunes n’ont pas encore goûté aux difficultés du chômage qui, à proprement parler, n’existe pas à l’heure actuelle, mais la vie reste difficile au regard du climat de la région. Mais il viendra un temps où nous serons confrontés à ces problèmes sans compter les changements positifs des impacts de ces nouvelles connaissances dans la vie quotidiennes des gens, comme l’ont expliqué des jeunes diplômés des universités d’Alger.

Une sacrée dose pour la dot de la mariée
L’exemple du mariage dans ces confins du Sud, dont la dot est faramineuse pouvant atteindre les 80 millions de centimes au regard des trois malles exigées (une pour chacune des tenues, des sous-vêtements, chaussures et des bijoux), en plus de la chaussure impérativement rouge que le marié doit rapporter à la nièce germaine de sa future épouse, sinon 30 000 DA, avant la veille de la nuit de noce, souvent un handicap à l’épanouissent de l’individu en société.
La célébration du mariage dure sept jours et au frais des parents du futur époux et une année pour emmener son épouse dans sa nouvelle vie.

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Le chèche, tout un symbole

 

 


Le chèche que porte les touaregs, pouvant atteindre 21 mètres, contient sa symbolique. Celui qui se marie le double par un autre voile noir, le marié relève une partie cachant le visage jusqu’au nez, le célibataire le roule seulement sur la tête, des signes bien distinctifs identiques aux hommes et aux femmes touaregs.
                                 
(Nous tenons à remercier vivement les employés de la DSA, Direction de la sécurité aéronautique de Djanet exerçant à la tour de l’aéroport de Tiska pour l’immense service qu’ils ont rendu à notre photographe, en lui permettant d’envoyer par e-mail les photos de la visite à notre quotidien El moudjahid pour l’édition de jeudi 15 mars et ce, en dépit de l’heure tardive. Merci et un grand bravo pour la célérité de la tâche).

 

publié par nassmlahcity dans: HUMOUR
Dimanche 18 Mars 2007

Au forum d’El Moudjahid
Conférence de Rédha Malek sur les Accords d’Evian

Hommage au grand rôle joué par Krim Belkacem

Par : Tahar Mohamed AL ANOUAR   Le : samedi 17 mars 2007
 


En coordination avec l’association Machaâl Chahid, a été commémoré, au Centre de presse d’El Moudjahid, l’anniversaire de la proclamation du cessez-le-feu et de la conclusion des Accords d’Evian qui annonçaient l’indépendance de notre pays.
L’ancien membre de l’équipe de négociateurs et ancien chef du gouvernement, M. Rédha Malek, a rappelé les péripéties de la négociation et le rôle majeur joué par Krim Belkacem, vice-président du GPRA, qui a été aussi ministre des Armés dans le GPRA et ministre des Affaires étrangères. Krim Belkacem a été le chef de la délégation du FLN aux négociations d’Evian.
M. Rédha Malek l’a qualifié, au cours de son exposé, comme un symbole de la Révolution. Krim Belkacem a eu un rôle important dans la conduite des négociations, toujours très vigilant sur les principes et valeurs proclamés dans la Déclaration de Novembre. L’ancien négociateur a retracé l’itinéraire de la Révolution qui a mené jusqu’aux Accords d’Evian et à l’Indépendance à la suite du vote d’autodétermination.
Il a évoqué l’arrivée de De Gaulle au pouvoir en France (septembre 1958) et sa première proposition aux moudjahidine sous forme de paix des braves qui fut un lamentable échec pour son auteur devant la fermeté du FLN. La paix des braves, note M. Rédha Malek, c’était se soumettre.
En novembre 1958, de Gaulle relance son offre sous forme de discussions qu’il propose de le voir se voir se dérouler en France, sans pour autant préciser les termes de cette négociation. Cette offre du président français est venue à une époque où il existait des tensions au sein du GPRA. Krim Belkacem face à une telle situation a souhaité que le GPRA ne réponde pas positivement à cette invitation, conçue comme une sorte de piège.
M. Rédha Malek a rapporté alors une intervention de M. Abdelhamid Mehri, lors d’une réunion de mise au point pour arrêter la position algérienne. Il a proposé que l’on demande au gouvernement français de négocier avec les cinq dirigeants du FLN détenus au Château d’Aulnoy (France). Cette proposition a fait beaucoup de bruit.
Arrivée à de Gaulle, celui-ci répondit que ces dirigeants n’étaient pas sur le terrain, mais la presse internationale démonta cette affirmation, accusant le pouvoir français de ne pas rechercher sérieusement la négociation, alors même que le GPRA faisait là une proposition concrète. Cet épisode a porté beaucoup de tort au pouvoir français. Il a été vécu comme un moment difficile par les autorités politiques françaises, relève M. Rédha Malek.
L’orateur rappelle la volonté qui était celle de De Gaulle à son arrivée au pouvoir dans son pays, celle de tout faire pour terrasser la Révolution algérienne. Le déclenchement d’opérations militaires destiné à mettre en échec l’ALN. C’était à ce moment là pour le général Challe que la solution du conflit était de nature militaire. C’est sur ces entrefaites que le 30 juin 1960 s’ouvrirent tout de même des négociations à Melun (France), tenues secrètes. M. Rédha Malek relève que de Gaulle était persuadé, à cette époque, qu’il détenait toutes les bonnes cartes entre ses mains, en rappelant que la France proposait un cessez-le-feu qui seul comptait aux yeux du président français.
Le GPRA, après débat, répondit à l’invitation à la surprise du chef de l’Etat français qui était sûr du refus qui serait opposé à sa proposition.
Ce furent Boumendjel et Benyahia qui furent envoyés pour engager les discussions. L’orateur précise que partis de Tunis, ils avaient refusé d’emprunter un avion militaire qui leur a été proposé, préférant voyager avec Tunis Air en compagnie du journaliste français, Jean Daniel. Les négociateurs algériens pouvaient, selon l’accord conclu, arriver sur le territoire français et en repartir à n’importe quel moment.
Les discussions furent entamées à la préfecture de Melun. Les discussions butèrent immédiatement sur l’absence de volonté du gouvernement français concernant l’après-cessez-le-feu qui devait déboucher sur l’indépendance de l’Algérie et le postulat important, aux yeux des Algériens, de l’intégrité du territoire. Cette position a été rejetée par de Gaulle. Mais l’opération s’est avérée fructueuse pour la délégation algérienne qui a pu faire toute la publicité souhaitée autour de ses revendications.
Présents à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale de l’ONU, la délégation algérienne fut reçue par le président de l’Union soviétique, Nikita Kroutchev. La protestation de la France à la suite de cette audience reçut une fin de non-recevoir de la part du dirigeant soviétique, qui rappela au gouvernement français que si le autorités françaises recevaient chez eux une délégation du GPRA, comment empêcher les Soviétiques d’en faire autant. L’affaire en resta là. Ce fut en tout cas  un épisode favorable pour la cause algérienne. De Gaulle s’était de nouveau rendu à la raison. En janvier 1961, il décide de l’organisation  d’un référendum pour demander l’avis du peuple français sur ce qu’il convenait de faire pour trouver une solution au conflit. A la question, le peuple français répondit par la positive pour que des négociations sérieuses s’ouvrent avec les Algériens. Invités à la négociation, les Algériens répondirent favorablement. Le gouvernement a requis, pour la circonstance, l’assistance de la Suisse. Des négociations secrètes eurent lieu à Lucerne, en Suisse, avec la présence du côté  algérien, de Boulahrouf, Boumendjel, et du côté français, Georges Pompidou, futur  Premier ministre et futur Chef d’Etat et homme de confiance de De Gaulle.
La négociation buta encore sur l’avenir de la base de Mers El-Kébir, le Sahara, questions sur lesquelles les négociateurs français ne voulaient pas de débat, considérant qu’elles étaient non négociables. Il y avait aussi le statut des Européens d’Algérie. Les Français souhaitaient l’arrêt des hostilités, les Algériens répétaient inlassablement qu’il ne peut y avoir arrêt des hostilités que s’il était envisagé l’indépendance du pays.
D’autre part, le gouvernement français voulait ouvrir la négociation avec toutes les parties (MNA y compris), alors que le FLN rappelait qu’il combattait au nom du peuple algérien dont il était l’unique interlocuteur. La position française a évolué par la suite, puisque de  Gaulle décida de l’ouverture de négociations sans préalables. C’était ce que la partie algérienne a toujours réclamé. Cette évolution constituait une victoire pour le GPRA.
Le 7 mars 1961, a eu la levée des préalables. Sur le terrain, la situation restait difficile, mais devait évoluer rapidement en faveur des thèses du GPRA. Ainsi, le 20 mai 61, comme le relate  M. Rédha Malek, des négociations s’ouvrent sans qu’aucun préalable ne soit posé sur la table. Le FLN est le  seul interlocuteur face au gouvernement français. Les négociations s’ouvrent à Evian. Les Algériens ont choisi pour lieu de résidence, la Suisse, les négociations s’ouvrent à échelle ministérielle. Krim Belkacem a joué un rôle capital lors de ces négociations, faisant preuve de beaucoup de diplomatie, donnant carte blanche à ses collaborateurs dans les négociations, en plaçant en eux toute sa confiance.
Krim Belkacem était un nom prestigieux, un symbole de la Révolution, fait remarquer Rédha Malek. Krim Belkacem a été un homme de terrain, membre du CCE, ministre, diplomate. Il a réussi dans le cadre des négociations à créer un esprit d’équipe. La France a fini par se rendre à l’évidence après avoir créé quelques difficultés pour retarder  l’échéance, que l’indépendance de l’Algérie était inéluctable.
Sur toutes les questions qui restaient en suspens, l’accord se fit  (Sahara notamment). Le CNRA réuni à Tripoli devant par la suite donné son feu vert à ce qui a été négocié, en dépit d’une minorité d’opposants, les membres de l’état-major qui acceptèrent d’appliquer ce qui a été décidé, étant minoritaires. Trois ministres français ont signé les accords d’Evian, Joxe, Buron, de Broglie, du côté algérien, ce fut Krim Belkacem qui le fit. Pour   M. Abdelhamid Mehri, la Révolution  algérienne est une leçon pour les générations d’Algériens. Ce qui a été remarquable, c’est l’unité du peuple qui s’est dégagée et a facilité la lutte. Les négociations ont été conduites avec beaucoup d’habilité.
S’agissant de la personnalité de Krim Belkacem, M. Rédha Malek  relève qu’il s’agit d’une personnalité importante. Il y a cependant beaucoup de choses que l’on ne connaît pas de lui encore. C’est aux chercheurs d’aller au fond des choses, relève l’orateur.
T. M. A.

Krim Belkacem

M. Malek a rendu hommage au "grand rôle" joué par feu Krim aussi bien en tant que combattant et chef de la Wilaya III historique, qu’en sa qualité de dirigeant de la Révolution  nationale, ministre, homme d’Etat et diplomate.L’ancien vice-président du Gouvernement provisoire de la Révolution algérienne (GPRA) et ministre des Forces armées était "une grande personnalité" qui avait marqué la période de la lutte armée, et qui était connu, y compris par les dirigeants français d’alors, témoigne M. Malek.Il a retracé l’itinéraire de cet homme depuis que De Gaule avait lancé  sa fameuse phrase appelant les dirigeants de la Révolution à accepter "la paix  des braves", que Krim et l’équipe dirigeante à l’époque avaient qualifié d’appel à la reddition.
M. Malek, a indiqué ainsi que Krim avait assimilé la proposition de De Gaule à une amnistie qu’il voulait offrir aux combattants algériens en contrepartie  de la cessation des combats.
Il a cité la proposition émise devant le GPRA par M. Abdelhamid Mehri selon laquelle, si de Gaule cherche à négocier avec les dirigeants de la Révolution, il n’avait qu’à les rencontrer, puisqu’ils étaient emprisonnés en France même, à savoir, MM. Ben Bella, Boudiaf, Aït Ahmed, Khider et Lacheraf, que Krim et  ses compagnons avaient saluée.
M. Malek a rappelé que toutes les ruses et les manœuvres de De Gaule pour faire échouer la lutte armée du peuple algérien pour le recouvrement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire algérien avaient été déjouées par Krim et ses camarades dirigeants.
Lorsque les choses sérieuses ont commencé à voir le jour, c’est à dire que lorsque la France qui tergiversait ait clairement affiché son désir d’ouvrir les négociations avec les dirigeants de la Révolution, Krim était toujours le chef des délégations qui, secrètement ou ouvertement avaient pris part à ces négociations aussi bien en France qu’en Suisse, a-t-il dit.
C’était également Krim Belkacem qui avait rencontré à New York, en 1960 le premier dirigeant de l’ex-URSS, M. Nikita Kroutchev pour évoquer la cause algérienne et ainsi l’internationaliser, ce qui avait crée un vacarme en France où les dirigeants avaient protesté contre cette initiative. Le monde entier avait alors relevé que si le gouvernement français avait ouvert des négociations officielles avec les représentants du FLN-ALN, pourquoi un dirigeant d’un autre pays ne recevait pas l’un de ces représentants, a poursuivi M. Malek.         
Dès lors, la question algérienne était présente partout dans les forums internationaux, grâce à la vigilance des hommes, comme Krim Belkacem et d’autres  révolutionnaires de sa trempe.
Au cours des différentes étapes des négociations entre la partie algérienne et les représentants du gouvernement français, Krim défendait avec vigueur les principes contenus dans la déclaration du 1er novembre 1954, à savoir l’indépendance nationale totale, a témoigné M. Malek.
Il avait déjoué toutes les tentatives de partition du pays et était un fin diplomate qui négociait sérieusement de ces principes avec le sourire, a dit le conférencier, qui a soutenu la proposition d’un ancien compagnon de Krim qu’une journée d’étude soit organisée sur la vie de ce grand combattant de la liberté et de l’indépendance de son pays.
Pour M. Malek, la vie militante et combattante de Krim doit être décortiquée  et étudiée par des personnes qui l’avaient connu pour que les générations d’après l’indépendance connaissent l’œuvre accomplie par leurs aînés.
Dans une courte intervention, M. Mehri a de son coté affirmé que la  Révolution algérienne a enfanté des héros comme Krim Belkacem, qui ont défendu la dignité du peuple algérien et lutté pour l’indépendance nationale
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publié par nassmlahcity dans: ALGERIEN
Dimanche 18 Mars 2007
[ Coopération ]
Algérie - Espagne
Forte impulsion aux relations bilatérales
Par : B. S.   Le : samedi 17 mars 2007
 

La visite d’Etat en Algérie effectuée par le couple royal espagnol, le Roi Juan Carlos et la Reine Sofia, à l’invitation du Président Abdelaziz Bouteflika, a atteint tous ses objectifs.
Le premier, c’est de confirmer l’excellent état des relations amicales, historiques, politiques et personnelles entre les dirigeants des deux pays voisins. Tout le monde aura remarqué la chaleur qui s’est dégagée tout au long du séjour du couple royal, à Alger, dans le Tassili ou à Oran, et la qualité des liens qui unissent le Président Bouteflika au Roi d’Espagne,  dont c’est la seconde, mais historique visite en Algérie.
Mais au-delà de cet aspect protocolaire qui a donné du relief à cette visite, il faut surtout remarquer que les relations hispano-algériennes sont apparues aux nombreux observateurs dans leur meilleur jour. La volonté du Président  Bouteflika, maintes fois réaffirmée et traduite dans les faits, d’aller le plus loin possible avec les pays amis, dont l’Espagne au premier rang, pour définir une stratégie de coopération durable, de qualité et de nature à confirmer cette grande amitié qui ne s’est jamais déjugée.
En force, les dirigeants espagnols, à leur tête le Roi Juan Carlos, et le président du gouvernement, José Luis Zapatero, ont misé fermement et avec conviction sur une nouvelle stratégie de coopération et d’amitié avec l’Algérie. Le gouvernement espagnol, comme l’a souligné le Roi Juan Carlos  à Alger, entend faire de notre pays un partenaire de premier plan pour l’Union européenne pour ses approvisionnements énergétiques. C’est cette idée que notre Président exposera dans les deux interviews accordées à El Pais et ABC, apportant plus de conviction encore pour le vrai partenariat entre Alger et Bruxelles  avec l’appui de Madrid.
Cette visite enfin a permis aux nombreux observateurs de voir la réalité algérienne sur tous les plans. Un pays sécurisé, en développement accéléré, un Etat de droit qui se met en place et une démocratie qui s’affirme chaque fois et à chaque étape. C’est ce processus global mis en œuvre que le Président Bouteflika  encourage les investisseurs étrangers à s’établir en Algérie, parmi eux un grand nombre d’entreprises espagnoles, plus motivées que jamais par le succès de la visite du couple royal.
publié par nassmlahcity dans: ALGERIEN

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