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Dimanche 14 Septembre 2008

Hachemi Djiar à Chlef : «Un nouveau souffle au sport»

image A. Hamadi

De notre envoyé spécial Sid Ahmed Mérabet

Le ministre de la Jeunesse et des Sports sort pour la première fois de son mutisme au sujet de la participation algérienne aux jeux Olympiques de Pékin et qualifie les performances des sportifs algériens réalisées cet été de «mauvaises» et de «mitigées», hormis la lueur d’espoir venue par la discipline du judo.
En revanche, il ne manquera pas cette occasion pour saluer la performance des athlètes algériens handicapés qui participent aux jeux Para olympiques et qui ont fait mieux que les sportifs normaux malgré une différence énorme en termes de moyens matériels et financiers.
S’exprimant à partir de Chlef où il se trouvait en visite de travail et d’inspection qui a duré deux jours, El Hachemi Djiar estime en effet que les sportifs algériens qui ont participé à ces jeux n’étaient pas à la hauteur des « grands » moyens qui ont été mis à leur  disposition et ce, au moment même où le Comité olympique algérien (COA) organisait avant-hier, à Alger, une cérémonie en  l’honneur des deux judokas médaillés à Pékin et dont le président, Mustapha Berraf qualifie de « positive » la performance algérienne. « Il est regrettable que les centaines de milliards qui ont été déboursés pour nos sportifs n’ont pas donné des résultats probants, ce qui confirme que le sport est malade en Algérie », déplore-t-il devant les représentants du mouvement sportif de la wilaya de Chlef, assurant que l’Etat n’a pas failli, bien au contraire, puisque des efforts colossaux ont été consentis, selon lui, notamment depuis l’année 2000 qui a vu «l’Algérie réaliser plus d’infrastructures sportives que celle réalisées entre 1962 et 1999».
Il confie qu’actuellement, 7 complexes olympiques sont en cours de réalisation ainsi que trois centres de regroupement des sportifs à Biskra, Sétif et Sidi-Bel-Abbès et souligne également que des cadres à la compétence avérée ont été mis à la disposition de nos sportifs et ce, par milliers. «Non, l’Etat ne s’est jamais désengagé et reste toujours à l’écoute des jeunes et des sportifs pour être le partenaire de ces jeunes.
Une volonté réelle existe pour développer le sport algérien et d’essayer de le faire sortir du marasme dans lequel il se débat», ajoutera le ministre qui parle d’un sport en «crise», notamment le football qu’il citera à plusieurs reprises comme l’exemple de cette catastrophe. Il avoue à ce propos ne pas comprendre comment le sport est tombé si bas dans notre pays et cette régression observée ces dernières années dans toutes les disciplines, ajoutée à cela la montée en puissance de la violence dans les stades et l’abandon de la formation au profit des résultats immédiats. «Vous devez savoir que le sport algérien est une affaire de société et je pense qu’il est temps de se remettre en cause et voir ce qui marche et ce qui ne marche pas en toute franchise afin de mettre un terme à la mascarade», plaide El Hachemi Djiar sans ambages ni langue de bois tout en affirmant que les talents ne manquent pas en Algérie. Il citera à cette occasion la wilaya de Chlef qui reste, selon lui, une formidable réserve de talents qui ne demandent qu’à être bien exploités. « Chlef doit être un pôle de développement sportif, notamment dans certaines disciplines telles le football, l’athlétisme, le volley-ball ou encore la badminton », notera-t-il en citant comme exemple l’ex-champion du monde et olympique du 1500 m, Noureddine Morceli qui était à coté du ministre tout au long de cette visite.
« Je crois que le sport et les sportifs méritent mieux », lâche-t-il encore tout en regrettant que les stades algériens font désormais «peur» en raison de la flambée de la violence qui est observée dans les arènes par la faute, concède-t-il, des responsables, encadreurs et éducateurs qui n’ont pas pu sensibiliser nos jeunes que le sport est avant tout un sport où il y a un vainqueur et un vaincu. «Pendant ce temps, nos clubs ne pensent qu’aux matchs qui les attend le jeudi sans accorder d’importance à la formation», relève-t-il avec amertume. Et d’enchaîner : «Que l’on veuille ou pas, le seul moyen de redresser le tête et la sortir de l’eau reste la formation et si on ne suit pas ce chemin, on restera toujours les derniers de la classe », affirme le ministre de la Jeunesse et des Sports qui avertit que désormais, la priorité des subventions financières sera accordée à la formation.     
S. A. M.

Djiar lance deux classes  «Sport et études» à Chlef
Le ministre de la Jeunesse et des Sports a procédé hier au lancement de deux classes «Sport et études» de la wilaya de Chlef il était en visite de travail et d’inspection. El Hachemi Djiar qui s’est entretenu avec les jeunes collégiens qui sont concernés par action qui vise à promouvoir le sport scolaire et initiée pour la première fois à l’occasion de la rentrée scolaire 2008-2009 a exhorté les parents d’élèves à encourager leurs progénitures à pratiquer le sport tout en ne délaissant pas leur scolarité. En outre, il a appelé les responsables et autres encadreurs trouver le juste équilibre entre le programmes scolaires et sportif, plaidant à cet effet des programmes aménagés afin de ne pas affecter les enfants.
Il est à souligner que ces classes « spéciales » de Chlef concernent trois disciplines sportives, en l’occurrence le football, l’athlétisme et le volley-ball alors qu’au total, on compte une trentaine de wilayas qui ont lancé des classes sport et études.

Morceli chargé de détecter les jeunes talents de Chlef
Profitant de l’opportunité de la présence de la star mondiale de l’athlétisme, Noureddine Morceli qui est originaire de Ténès, le ministre de la Jeunesse et des Sports a chargé ce dernier de parrainer l’opération de détection et de la prospection des jeunes talents de la wilaya de Chlef dans la discipline de l’athlétisme.
Se montrant disponible et prêt à prêter assistance à son pays, l’ex-champion du monde et olympique du 1500 m a répondu favorablement au souhait d’El Hachemi Djiar et assuré à cet effet qu’il ne ménagera aucun effort pour contribuer au développement du sport algérien.

Jeudi 11 Septembre 2008

Des équipes internes pour l’élaboration de nouveaux cahiers des charges

Au moins 41,21 % des licences de taxi attribuées ne sont pas exploitées

 
 
 
 

 

Désormais, l’acquisition de licence de transport, tous types confondus, sera soumise à des conditions rigoureuses. Des équipes internes seront installées incessamment pour élaborer de nouveaux cahiers des charges dans le souci de réglementer et d’améliorer les prestations de service de transport à l’échelle nationale. C’est ce qui ressort de la réunion qui a regroupé, hier, au siége du ministère à Alger, les directeurs des transports de wilaya avec le ministre des Transports, M. Amar Tou, au cours de laquelle plusieurs points ont été abordés. Les dysfonctionnements du transport par taxi, la gestion des stations et la tarification dans les transports collectifs étaient aussi à l’ordre du jour.


Le ministre des Transports ne s’est pas montré tendre à l’égard des directeurs de transport d’autant plus qu’il les a traités de «complices» dans l’anarchie qui caractérise le secteur des transports dans tout le pays. «Vous êtes complices dans ce désordre par négligence ou par démission. C’est de votre faute parce que vous avez permis aux transporteurs de nous dicter leur loi, donc vous êtes responsables» , a accusé M. Tou.
En continuant de faire sa lecture peu reluisante du secteur qu’il gère depuis quelques mois, le ministre des Transports a tenu à signaler, en substance, l’absence totale des pouvoirs publics en ce qui concerne le non-respect de la réglementation. « L’application de la réglementation est défaillante» , appuie-t-il avant de mettre l’accent sur la nécessité d’aller vers le transport urbain collectif. Ce point constitue, aux yeux du ministre, l’objectif vital dans l’ouverture du marché du secteur « auquel nous ne sommes pas encore arrivés» , fait il remarquer. M. Tou fait remarquer dans cette optique que le système de correspondance induit des surcoûts de transport pour les voyageurs, ce qui est la résultante d’une mobilité insuffisamment couverte par les moyens de transport. Il indique que 65 % des déplacements se font à pied. Au niveau des principales agglomérations, la mobilité est devenue faible, précise le ministre, en soulignant qu’elle représente 1,7 à 1,8 déplacement (par personne ou par voie) contre 3 à 4 dans les pays développés. Quant à l’évolution du nombre d’opérateurs (bus), le ministre fait état de 9 525 transporteurs privés contre 34 publics en 2004 alors qu’au premier trimestre 2008, on enregistre 11 364 privés contre 17 publics. La composition du parc en 2002 était de 11 106 alors qu’au cours de l’année elle est de 12 410, ce qui dénote une faible évolution du nombre de véhicules exploités. S’agissant des taxis, le ministre a fait savoir qu’au moins 41,21 % des licences attribuées ne sont pas exploitées. A cet effet, il explique que 138 552 licences ont été délivrées dont seulement 81 374 sont exploitées contre 57 178 qui ne le sont pas. Sur le total des licences délivrées, 98,94 % sont délivrées aux veuves de chouhada et 1,06 % destinées aux particuliers. Dans le chapitre des propositions, les directeurs de wilaya ont proposé au ministre la suppression des zoning (délimitation par communes) et l’extension de la validité des licences attribuées.

Jeudi 11 Septembre 2008

Travaux publics : La 2e rocade sud d'Alger réalisée à plus de 70%

image Ph. Louiza

Ce qui n’était, il y a quelques mois, qu’une simple route express de pas plus de 60 kilomètres est aujourd’hui composée d’un maillage routier pouvant s’étendre jusqu’au Sud.
La deuxième rocade sud d’Alger, reliant Zéralda à Boudouaou, s’est en effet érigée en projet hautement complexe avec des échangeurs et des bretelles raccordant Alger à d’autres wilayas et assurant la liaison entre l’autoroute Est-Ouest et l’autoroute des Hauts Plateaux. Hier, lors de la visite de travail et d’inspection effectuée par le ministre des Travaux publics sur ce chantier, toute l’importance a été accordée au futur maillage routier et autoroutier qui découlera du programme en cours de réalisation.
«Il faut penser à préserver des couloirs pour les projets futurs et les bretelles et pénétrantes nord-sud», dira-t-il à l’adresse du directeur des rocades à l’ANA. M. Amar Ghoul précisera, à ce titre, que le nouvel échangeur de Birtouta est une priorité. Avec une liaison directe vers l’aéroport international d’Alger, cet échangeur permettra de raccorder l’autoroute Est-Ouest à Alger avec Blida et Boumerdès en évitant la RN-5 (vers Bouira) et avec Zéralda en évitant la rocade sud (Dar El Beïda-Ben Aknoun). 
«Vous avez fait un bon travail, mais il reste encore beaucoup à faire», dira M. Ghoul aux responsables du chantier comme pour les encourager à maintenir la cadence actuelle.
Le temps presse et la réalisation de la nouvelle rocade d’Alger suit son bonhomme de chemin. Le taux d’avancement de ce chantier qui raccordera Tipasa à Boudouaou en traversant trois wilayas (Alger, Blida, Boumerdès) a atteint 70%, mais il est question d’une livraison progressive des différents tronçons composant cette ceinture de 60 km de longueur. Plusieurs ajustements ont, en effet, été apportés au projet initial, et des bretelles sont venues se greffer à l’ossature principale et ceci n’a pas été sans effet sur le programme d’avancement du chantier. «Le projet qui s’étendait au début sur 60 km est aujourd’hui constitué d’un total de près de 200 km de routes, entre pénétrantes et routes de raccordement», explique le ministre.   
Cela dit, le niveau atteint dans la réalisation du projet est loin d’être décevant. Selon M. Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, qui était hier matin en visite d’inspection, «le chantier avance très bien et a atteint un niveau de réalisation appréciable».
En effet, le plus gros des travaux est d’ores et déjà réalisé. Les terrassements sont achevés sur tout le tracé, certains tronçons ont été même bitumés, et les interminables procédures d’expropriation totalement accomplies. «Reste encore des travaux annexes pour lesquels il faudrait fournir un effort exceptionnel pour être terminés à temps», atteste le ministre.
Le projet est en effet émaillé d’une centaine d’ouvrages d’art et d’un total de 17 échangeurs. Les poutres formant les fondations des viaducs et échangeurs ont poussé ici et là. Les choses ont beaucoup changé depuis la dernière visite du chantier et ce, il y a deux mois, date à laquelle fut prise la décision de désigner M. Benlaâlam à la tête de la direction des rocades à l’Agence nationale des autoroutes.
Ce dernier a révélé au ministre l’existence d’une technique de bitumage qui, tout en garantissant une meilleure qualité de la chaussée, permettra aux services de l’ANA de gagner au moins 3 mois sur les délais de réalisation. «Il faut redoubler d’effort durant la saison estivale », clame le ministre en conviant le nouveau directeur des rocade à engager toutes les procédures qu’il faut pour l’adoption de cette technique qui a montré ses preuves en Espagne, aux USA et en Arabie Saoudite.
Le ministre des Travaux publics a, par ailleurs, précisé aux responsables du chantier que toute la priorité doit être accordée à trois tronçons. Il s’agit de la liaison Zéralda-Douéra, de celle reliant Blida à Boumerdès et Boumerdès à la zone industrielle de Rouiba.
«Ce sont désormais vos priorités et le reste s’en suivra», dira-t-il. Pour le reste, M.Ghoul évoque le prolongement de la rocade entre Ouled Omar et Berrahmoune et le tronçon reliant Kheraïcia à Birtouta. Ce dernier a été récemment inscrit suite à une déviation du tracé visant à éviter un tas d’expropriations. Autres priorités, l’accélération des travaux de réalisation du viaduc de Souidania, de Kheraïcia et celui reliant Douéra à Baba Hassen. Le grand viaduc de Souidania, long de 280 mètres, suit le rythme d’arrivage des poutres en béton armé préfabriquées au Portugal. M. Ghoul a insisté sur l’acheminement rapide de ces préfabriqués. Vouée à absorber 60% du trafic de l’actuelle rocade (Ben Aknoun/Dar El Beïda), la nouvelle rocade d’Alger sera reliée à l’aéroport d’Alger et au salon d’honneur, à travers une liaison directe parallèle à la RN-8 (Eucalyptus) qui, pour rappel, a fait l’objet de travaux d’élargissement et de modernisation.
Il est, par ailleurs, prévu une bretelle vers la nouvelle ville de Sidi Abdellah  vers la zone industrielle de Rouiba, la cimenterie de Meftah et la ville de Berrahmoune (Boumerdès). Signalons enfin que les délais impartis aux sociétés de réalisation se situent autour du début de l’année prochaine. Le ministre des Travaux publics a tenu à préciser que ces délais seront «certainement» respectés et que l’on pourra parcourir la fameuse 2e rocade sud d’Alger d’ici à l’année prochaine.
Jeudi 11 Septembre 2008

Le Président Bouteflika préside une réunion restreinte consacrée au secteur de l’éducation : Des moyens exceptionnels pour l’éducation nationale

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Le Président a fixé  3 défis  à relever

- En premier lieu, il s'agit d'enraciner notre enfance et notre jeunesse dans son identité nationale, qu'il s'agisse de la langue et de la culture ou qu'il s'agisse des valeurs civilisationnelles et de notre Histoire.

- En second lieu, il s'agit de la place que doit détenir l'éducation civique et la promotion de l'esprit de la citoyenneté dans notre système national éducatif.

- En troisième lieu, l'éducation nationale doit fournir les prémices du savoir scientifique et technique à nos enfants. 

Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents secteurs du gouvernement, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de l'éducation nationale.    
La communication présentée à cette occasion par le ministre de l'Education nationale a exposé l'état de progression de la réforme de l'éducation nationale, ainsi que les préparatifs de la rentrée scolaire 2008-2009.    
En ce qui concerne la réforme du système national d'enseignement initiée par le Président de la République, sa mise en œuvre dans le secteur de l'éducation nationale a déjà enregistré des progrès sensibles.    
Cela s'est concrétisé au niveau de la révision des programmes d'enseignement. Cette opération a jusqu'ici touché 185 programmes, dont 134 viennent en outre de faire l'objet d'un allégement. Ces programmes allégés couvrent les trois cycles d'enseignement et ont connu des réductions de volume, allant de 3 heures par semaine dans le primaire, à une (01) heure au niveau de certaines filières du cycle secondaire.    
En outre, la vacation unique a été généralisée dans le cycle primaire, accompagnée d'une réduction de la séance de cours à 45 minutes, et de la libération du jeudi pour les élèves, tout en consacrant cette journée à la formation des enseignants.    
Les manuels scolaires ont également été profondément révisés. Cette opération, qui a touché 151 titres, est soumise au contrôle de commissions spécialisées installées au niveau de l'Institut national de recherche en éducation.    
Par ailleurs, la distribution du manuel scolaire est désormais normalisée grâce à d'importants tirages régis par l'Etat (60 millions d'unités pour cette année), et prés de 220 millions depuis le lancement de la réforme), aux distributions organisées dans les établissements scolaires, ainsi qu'à la mise en vente des manuels à travers 465 librairies agréées, réparties sur le territoire national.
La formation des enseignants a enregistré des progrès importants. Depuis septembre 2003, il y a eu mise en place du nouveau modèle de formation des enseignants. Ainsi, ceux du primaire suivent un cycle de formation de 3 années après le baccalauréat, ceux du moyen un cycle de 4 années après la baccalauréat, et ceux du cycle secondaire suivent cinq années de cours après le baccalauréat. Quant aux enseignants en activité, ils sont soumis depuis 2005, à un programme de formation en collaboration avec (es Ecoles Normales Supérieures (ENS), programme dont bénéficieront graduellement 214.000 enseignants du primaire et du moyen, non titulaires d'une licence.    
Dans ce cadre, 56.000 maîtres de l'enseignement fondamental, suivent actuellement une formation en cours d'emploi et seront rejoints par 26.000 autres, dès ce mois de septembre. Pour les professeurs de l'enseignement fondamental, 41.000 sont en formation en cours d'emploi et seront rejoints par 13.000 autres, dès la rentrée scolaire de cette année.      

La reforme de l'Education Nationale se reflète également dans des indicateurs probants :
-  Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 ans a atteint 97% en 2007, soit le seuil des pays avancés, alors qu'il n'était que de 43% en 1966, 
-  Le taux de réussite au baccalauréat qui était de 34,4% en 2001, puis de 51,1% en 2006, a atteint 55,4% cette année. Ce taux est en réalité désormais proche des résultats de certains pays avancés lorsque l'on tient compte du fait que le baccalauréat algérien est délivré sans rachat sur les notes et sans session de rattrapage.    
Durant la période 1962-1999, soit 38 années, le nombre cumulé de bacheliers était de 1 236 001, alors que durant la période 2000-2008, soit 9 années, ce nombre a atteint 1 479 857.    
Au demeurant, les progrès enregistrés dans l'éducation nationale ont conduit au lancement du cycle préscolaire qui accueillera cette année à titre d'opération pilote près de 450.000 enfants âgés de 5 ans.
 

L'amélioration des résultats de l'éducation nationale reflète aussi les efforts importants déployés par l'Etat pour soutenir la scolarisation de nos enfants, efforts qui se traduisent par :

-  l'octroi d'une prime de rentrée scolaire à 3 millions d'enfants,

-  la gratuité du livre scolaire assurée à près de 4 millions d'enfants,

-  la restauration gratuite offerte à près de 3 millions d'enfants à travers un réseau de cantines scolaires passées de près de 4000 en 1999 à près de 12.000 en 2008,

-  la prise en charge de plus de 770.000 demi-pensionnaires à travers un réseau de demi-pensions passées de 470 en 2007 à prés de 730 en 2008,

-  la couverture sanitaire, à travers environ 1.200 unités de dépistage et de suivi médical, encadrées par près de 3000 médecins, dentistes et psychologues et plus de 1500 agents paramédicaux,

-  le transport scolaire au bénéfice de près de 700.000 enfants, assuré par une flotte de plus de 3500 bus.      

Tel est le contexte dans lequel s'annonce la rentrée scolaire 2008-2009 qui se distinguera par :

-  l'accueil d'un effectif total de 8.054.000 élèves (en augmentation de 5,4% par rapport à l'année dernière) dont :

- 443.000 en éducation préparatoire,

- 3.250.000 en cycle primaire (en augmentation de 2%),

- 3.365.000 en cycle moyen, - 1.006.000 en cycle secondaire.

-  le renforcement des infrastructures pédagogiques par la réception de 3.670 nouvelles salles de classes pour le primaire, de 383 collèges (appuyés par plus de 3000 classes en extension de collèges existants) et 112 nouveaux lycées, ainsi que la réception d'équipements pédagogiques, y compris en informatique,
- la mise en service de 729 nouvelles cantines scolaires et 326 demi-pensions,
- l'ouverture de 21 nouveaux internats,
- et enfin, l'acquisition de 1300 nouveaux bus de transport scolaire. 

Les efforts gigantesques engagés durant les 4 premières années du plan quinquennal 2005-2009, on permis la réalisation de :

- 301 lycées,  - 861 CEM,

- 1200 écoles primaires, 

- 1 748 cantines, - 833 Demi-pensions,

- 112 Internats.    

Ces réalisations vont nous permettre de réduire le Taux d'Occupation des Locaux (TOL) à 30 élèves/classe au niveau du primaire ainsi que du moyen.    
A la fin du plan quinquennal 2005-2009, on notera que les réalisations effectuées durant les 10 dernières années, égalent celles effectuées de 1962 à 1999.    
L'encadrement pédagogique sera quant à lui renforcé avec plus de 23.000 nouveaux enseignants, près de 1000 nouveaux cadres d'inspection pédagogique et de formation, ainsi que plus de 13.000 nouvelles recrues pour les services administratifs et de soutien.    
A l'issue du débat consacré à cet important dossier, le Président Abdelaziz Bouteflika a formulé des remarques quant au stade atteint par la réforme de l'Education Nationale ainsi que des Directives pour l'avenir de ce secteur vital.   
Le Chef de l'Etat a d'abord relevé que l'effort que l'Algérie consacre à l'éducation de ses enfants est exceptionnel.    
"Cela n 'est pas une affirmation politique et peut aisément se vérifier à travers les données des organisations internationales et notamment de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la Culture et la Science (UNESCO). Cela est le reflet d'une volonté farouche de notre pays, depuis le recouvrement de son indépendance, de se réapproprier l'éducation dont notre peuple a été privé pendant la période coloniale. Cela exprime aussi notre détermination à préparer l'avenir de l'Algérie tout en œuvrant à améliorer son quotidien" a ajouté le Président Abdelaziz Bouteflika.
"Les pas déjà franchis sur la voie de la réforme de l'éducation nationale nous ont permis, au cours de cette décennie, de rattraper sensiblement les retards accumulés pendant les années de crise de la décennie écoulée, et d'améliorer aussi le niveau dans tous les domaines, qu'il s’-agisse de la formation des enseignants, ou des programmes ou enfin, des résultats aux examens pédagogiques", a poursuivi le Chef de l'Etat.    
"II reste que tous ces progrès en appellent nécessairement d'autres, car l'école demeure la pierre angulaire du développement et de l'avenir du pays", a ajouté le Président de la République qui a fixé à l'Education nationale, trois défis à relever.    
En premier lieu, il s'agit d'enraciner notre enfance et notre jeunesse dans son identité nationale, qu'il s'agisse de la langue et de la culture ou qu'il s'agisse des valeurs civilisationnelles et de notre Histoire.   
"C'est par ces atouts que l'enfance et la jeunesse algérienne seront, demain, les citoyens et les citoyennes d'une Algérie réconciliée avec elle-même, libérée de toutes les séquelles de la tragédie nationale, capable d'affronter le monde et cultivant, au fil continu des générations, le devoir de mémoire envers son glorieux passé", a ajouté le Président Abdelaziz Bouteflika.    
En second lieu, il s'agit de la place que doit détenir l'éducation civique et la promotion de l'esprit de la citoyenneté dans notre système national éducatif.    
"L'Algérie s'est désormais libérée de la dépendance financière. Elle a aussi très largement rétablie la sécurité à travers le territoire.
Mais, notre pays souffre encore d'autres maux légués par la crise, dont l'incivisme et de multiples autres dévoiements, qui perturbent l'harmonie sociale et retardent nos efforts de développement. Face à ces difficultés, différentes solutions sont à déployer, mais la plus perspicace reste incontestablement l'éducation, le civisme et l'esprit de citoyenneté, trois missions dans lesquelles, l'école doit s'investir encore davantage", a poursuivit le Chef de l'Etat.
En troisième lieu, l'éducation nationale doit fournir les prémices du savoir scientifique et technique à nos enfants. 
"Nous devons gagner la bataille de la réhabilitation des filières scientifiques qui doivent prédominer dans le cycle secondaire si nous voulons réellement assécher la déperdition scolaire et le chômage des diplômés à tous les niveaux.
L'Algérie, qui entend construire une véritable société de l'information et des nouvelles technologies pour rattraper ses retards en ce domaine, doit aussi pouvoir compter sur l'école pour gagner cette bataille", a souligné le Président de la République.    
A ce titre, le Chef de l'Etat a instruit le gouvernement de veiller, dans le cadre du programme quinquennal 2009-2014, à doter l'Education nationale des ressources et des moyens destinés à généraliser réellement l'enseignement de l'informatique et des nouvelles technologies de l'information, à tous les paliers de la scolarité, y compris au cycle primaire.    
Avant de clore cette séance d'évaluation qui précède de quelques jours seulement la rentrée scolaire pour cette année, le Président Abdelaziz Bouteflika a décidé de relever de 2000 à 3000 DA la prime de scolarité servie annuellement. Cette augmentation bénéficiera à 3 millions d'enfants scolarisés.

La prime de scolarité  pour les élèves démunis  relevée à 3.000 DA   

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,  a décidé de relever la prime de scolarité versée en faveur des élèves nécessiteux  à 3.000 DA, soit de 50%, à compter de la rentrée scolaire 2008/2009.         
Le relèvement de cette prime qui était de 2.000 DA a été décidé lors  de la réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de l'éducation  nationale présidée par le Chef de l'Etat.         
Récemment, le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a déclaré que cette prime a été reconduite pour cette année, appelant les instances  en charge de sa mise en œuvre, de la verser au profit de élèves démunis dans  "les plus brefs délais".        
Trois millions d'élèves bénéficieront de cette prime dotée d'une  enveloppe qui sera relevée de 6 à 9 milliards de dinars.

Des enseignants contractuels seront de nouveau recrutés
Le ministère de l'Education nationale a réitéré hier  dans un communiqué sa "disponibilité" à recruter de nouveau "là où c'est possible"  des enseignants contractuels pour l'année scolaire 2008/2009, "en attendant  leur participation aux prochains concours de recrutement".         
Cette décision a été transmise aux représentants des enseignants contractuels  grévistes qui ont été reçus lundi par les services du ministère de l'Education  nationale, précise le communiqué.         
Le but de cette réunion était d"'examiner les possibilités" de la reconduction  des contractuels pour l'année scolaire qui débute samedi.         
Le ministère "a également saisi cette opportunité pour apporter, encore  une fois, tous les éclaircissements relatifs aux modalités d'intégration et  de titularisation prévue par législation en vigueur", indique le texte. Le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, avait  précisé le 30 août que dans le concours organisé cet été pour le recrutement  de 27.000 fonctionnaires, en majorité des enseignants, des points de bonification  avaient été donnés aux contractuels pour faciliter leur recrutement définitif.         
Il avait également affirmé que la période durant laquelle ils ont enseigné  sera comptabilisée dans la retraite et que le recrutement de fonctionnaires,  y compris les enseignants, devait obligatoirement se faire, selon la loi, à travers  un concours.

Mercredi 14 Novembre 2007

 

Tramways d'Oran et de Constantine
Le géant français Alstom retenu

Le géant français, Alstom Algérie, vient d'être choisi par l'Entreprise métro d’Alger (EMA)  pour la réalisation du projet des tramways d'Oran et de Constantine. La société française va fournir, pour près de 300 millions d'euros, le matériel roulant (les rames Citadis), les sous-stations électriques et l'ingénierie système des futurs tramways.
Quant aux  travaux de génie civil, ils seront confiés à un groupe espagnol pour le tramway d'Oran et à un groupe italien pour celui de Constantine.
Au total, Alstom va participer à la réalisation des trois projets de tramways d'Algérie. A cet effet, il y a lieu de rappeler que le groupe français a déjà obtenu, en 2006, la construction de la première ligne de 23 km du tramway d'Alger, avec un montant de 400 millions d'euros.
Concernant ce tramway, il doit être opérationnel, d'après les autorités concernées par ce projet, en 2009. Par ailleurs, Alstom a affiché ses ambitions pour la réalisation d'autres tramways dans plusieurs villes algériennes. A cet effet, des appels d'offres seront lancés par la société EMA dans les prochains mois
En outre, la société française s'occupe, depuis 2004, de l'électrification des 300 km de voies du réseau ferré de la banlieue d'Alger, pour un montant de 400 millions d'euros. Doter la capitale d'un réseau de transport urbain moderne constitué d'un tramway et d'un RER, ajouter à cela  la mise  en service de la première ligne de 9 km du  métro d'Alger,  prévue pour fin  2008, est un projet, si les délais sont respectés, qui s'annonce salutaire pour la capitale,  une ville qui s'asphyxie de jour en jour, en raison des bouchons qui se forment quotidiennement. 
Par ailleurs, le géant français vient d'obtenir  d'autres contrats ayant trait à la signalisation de la nouvelle ligne ferroviaire de 100 km entre Saïda et Moulay Slissen, et ce, pour 100 millions d'euros et la signalisation d'une ligne ferroviaire de 140 km entre Mechria et Demouche, dans le sud-ouest du pays, pour 30 millions d'euros.
L'électrification de la rocade nord des chemins de fer attire, également,  la convoitise d'Alstom. Estimé à un milliard d'euros, ce projet entre dans le cadre de la modernisation de la voie ferrée de l'Algérie. Un projet auquel le gouvernement algérien a alloué une enveloppe de 10 milliards de dollars.
Dans le domaine de l'électricité, Alstom a décroché, il y a quelques mois, la réalisation de la centrale électrique de Relizane pour 260 millions d'euros. Il a été sélectionné pour la réhabilitation de la centrale électrique de Marsat Hadjadj, près d'Oran, pour 70 millions et est, également,  en rude concurrence avec  d'autres sociétés pour la construction de deux centrales électriques géantes de 1 200 mw chacune. Le coût des ces deux centrales avoisine les 2,2 milliards d'euros. A ce sujet, notons qu'Alstom est en lice avec l'américain General Electric (GE) et que l'attribution de ces deux projets est prévue pour le 20 novembre prochain.
Depuis 2004, Alstom multiplie les contrats en Algérie. Son chiffre d'affaires avoisine les 2 milliards d'euros en trois ans. La rude concurrence entre Alstom et Siemens a fait que seule la réalisation du métro d'Alger a échappée à Alstom. Ce projet, pour rappel, a été confié à son rival allemand Siemens. Excepté ce projet, le groupe français devance de loin son adversaire allemand en Algérie. La réussite de cette entreprise française en Algérie s’explique par deux choses : depuis 2004, ce groupe a répondu à tous les appels d'offres lancés par l'Algérie et la formation des cadres locaux et le transfert de technologie sont de mise au sein d'Alstom. Le directeur général d'Alstom Algérie, Toufik Fredj, a affirmé, à ce propos, sur le site toutsurl'algerie :«Nous avons fait le choix stratégique de développer les compétences locales. Depuis 2004, nous avons formé plus de 300 personnes aux différents métiers d'Alstom. Nous sommes également à l'écoute du client.»
Par ces contrats, Alstom  renforce ainsi sa présence en Afrique du Nord : tramway de Rabat (capitale du Maroc (matériel roulant), de Tunis (équipements). En sus, le groupe a signé dernièrement, lors de la visite du président français au Maroc, un protocole d'accord en vue de construire une ligne de TGV Tanger-Casablanca.

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