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Lundi 12 Novembre 2007
Spécialisation, crédits, alliance, ouverture du capital
Ce qui va changer dans les banques algériennes

 

 

 

 

Face à la concentration des grands groupes bancaires, à leur spécialisation géographique
et sectorielle, notre marché bancaire commence tout doucement à se mettre en phase avec le reste de la planète.

Le ministère des Finances a ainsi dicté à ses banques publiques, et donc indirectement
aux banques privées installées ou pas encore installées, les contours de leurs compétences et activités. Dans ce contexte, qu’est-il attendu de chacun des protagonistes et quelle sera la réaction des banques privées, comment s’adapter ?

Redistribution des tâches dans la sphère publique

La Cnep ne financera plus le crédit automobile et se concentrera exclusivement sur le financement de l’immobilier : financement des promoteurs publics et privés, financement des particuliers dans leurs achats de biens. La BNA se limitera à suivre et financer les collectivités locales et autres entreprises publiques à caractère d’utilité publique. La Badr, notre banque verte, va recentrer ses compétences sur le financement de l’agriculture et le suivi des plans et des fonds de développement à l’échelle nationale. La BEA, partenaire historique de Sonatrach, spécialiste des grands projets d’infrastructures et des opérations à l’International des grands groupes publics, prépare une alliance stratégique avec un groupe bancaire d’envergure planétaire pour imposer et asseoir sa domination sur ses secteurs d’activité en particulier.

Les implications pour le privé

Petites et grandes banques privées en Algérie commencent tout juste à étendre leurs portefeuilles de services au grand public algérien. Les années fastes liées au financement des activités d’importation ont autorisé à certaines de ces banques de présenter des ratios bilantaires impressionnants leur permettant ainsi des politiques de prêt plus agressives. Il faut dire aussi que suite aux divers scandales, les pratiques administratives relatives aux modalités d’octroi de prêts ont pu être maîtrisées et aménagées par ces banques qui commencent tout juste à comprendre le marché et, parallèlement, les consommateurs de ces crédits commencent à comprendre les paramètres. L’ouverture du capital de la BDL et du CPA offre la dernière possibilité, durant la prochaine décennie au moins, aux investisseurs qualifiés d’entrer sur le marché algérien. À l’image des autres pays, une fois ces opérations conclues, le marché deviendra hermétique naturellement : les acteurs seront assez nombreux pour assurer le minimum de concurrence entre eux et proposer un service correct aux clients.

Concentration, entente ou nouvel entrant

Les prétendants du CPA seront tout aussi intéressés par la BDL. Rappelons que la BDL est une émanation du CPA, à l’origine c’était la même maison. Parmi les concurrents au rachat de ces banques, tous ont une raison plus que valable qui les motive et pour tous, l’autorité a une bonne raison d’apprécier leur engagement. Tout d’abord, il ne serait pas raisonnable d’attendre que les Espagnols de Santander fassent des étincelles pour acquérir le CPA (peut-être pour la BDL plus tard !), malgré une excellente santé financière. Vous me direz dommage.
En effet, cette banque aurait tout pour plaire : solide, expérience réussie de privatisation consommée en Amérique du Sud et en Europe, mais voilà, ils sont occupés avec la gigantesque opération de Abn Amro (après celle réussie de Abbey National en Angleterre). Il resterait donc cinq grands acteurs : Citibank, BNP, Société Générale (SG), les Banques populaires (LBP) et la banque verte, le Crédit agricole (Casa).
Citibank est dans le cambouis face à la crise du subprime et sa succursale algérienne va certainement souffrir de l’alliance stratégique de la BEA qui va concentrer ses efforts sur la Sonatrach et ses associés. La Citibank n’aura le choix que de foncer sur le CPA et d’y mettre le paquet. Alger pourrait devenir son hub africain et sud-européen, l’enjeu est de taille.
La BNP et SG sont naturellement intéressées par le CPA et/ou la BDL. Ces deux banques ont atteint un stade de croissance critique en Algérie, la consolidation de leurs acquis et de leurs efforts devrait se traduire par l’augmentation toujours croissante de leurs réseaux. Et si les réseaux du CPA ou, à terme, de la BDL venaient à échouer entre les mains d’autres concurrents, elles pourraient tout perdre. De plus, ces deux banques ont très bien cohabité depuis l’année 2000 en Algérie, une entente naturelle, déjà existante dans le reste du monde et qui pourrait se traduire dans les faits aujourd’hui sur le terrain algérien, en se “partageant” le CPA et la BDL, avant de se matérialiser ailleurs. Pourquoi pas ? La taille du nouvel ensemble pourrait balancer avec les tailles respectives des banques publiques.

Les Banques populaires, connues sous leur filiale algérienne Natixis, ont fait des efforts certains en Algérie. LBP sont bien connues des PME/PMI car elles financent leurs activités, leurs risques devises et taux. On a pu apprécier la disponibilité de leur management durant la phase de travail sur le CPA. Sans bruit ni assistance de grands génies de l’économie et des finances, LBP ont fait leur bonhomme de chemin et, comme l’a souligné leur numéro deux à Oran, elles auront certainement leur mot à dire. Il est maintenant de la responsabilité des autorités d’évaluer leurs compétences et expériences en termes de privatisation et de gestion d’un ensemble comme le CPA.
Le Crédit agricole, malgré sa campagne publicitaire erronée et le type de consulting utilisé pour comprendre le marché et l’institution, est la moins connue de toutes les banques précédentes. L’opportunité du CPA et de la BDL est fondamentale pour Casa dans sa stratégie à l’International et particulièrement dans le Maghreb. Sa présence dans les pays voisins et avec qui les PME/PMI locales travaillent peut créer potentiellement beaucoup de synergies. Est-ce que Casa, de par son origine de “caisse coopérative”, à l’image de la CNMA, remplit les conditions techniques minimales pour affirmer être en mesure de gérer la privatisation du CPA et d’en faire un ensemble pouvant concurrencer les banques publiques et les banques privées déjà présentes ?

Agenda

Cette dernière question se pose pour tous les candidats en ce qui concerne l’autorité. Certes, certaines banques ont la pratique de l’Algérie, des Algériens, et peuvent ainsi prétendre comprendre et apprécier le potentiel du marché et intégrer ainsi la stratégie de l’autorité en ce qui concerne sa vision de l’évolution du marché. Sur la base des offres techniques présentées par les concurrents au CPA, l’autorité pourra apprécier l’expérience et la vision de chacun des groupes cités ci-dessus et décider ainsi qui sera habilité à remettre une offre financière. Un premier verdict sera connu pour la fin de ce mois de novembre et le nom du partenaire stratégique du CPA finalisé pour mi-décembre.
Concernant la BDL, il va falloir refaire tout le processus, comme pour le CPA. Espérons que l’on aura retenu la leçon du CPA pour réaliser l’opération d’ouverture de capital aussi vite que nos voisins.

Lundi 17 Septembre 2007

 

A la réunion du Conseil des ministres
Des mesures pour préserver le pouvoir d’achat

 lundi 17 septembre 2007

  

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil des ministres a tenu une réunion, hier, sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à  l’issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :         
«Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé,  ce jour 4 ramadhan 1428 correspondant au dimanche 16 septembre 2007, un Conseil des ministres dont l’ordre du jour a été consacré à l’examen des points suivants :          
I. Abordant les points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des ministres  a examiné les mesures prises en exécution des directives du Président de la République, en matière d’approvisionnement et de la régulation du marché  et de protection et de préservation du pouvoir d’achat.         
Ces mesures concernent certains produits de large consommation. Dans ce cadre, le gouvernement a mis en place un mécanisme de suivi de l’évolution des tendances du marché, tant au plan interne qu’international, pour disposer  d’éléments d’anticipation pour prendre les dispositions et correctifs permettant de faire face à toute situation.          Intervenant à l’issue de la communication, le Président de la République  a tenu à mettre l’accent sur :        
- L’impérieuse nécessité pour le gouvernement de renforcer les moyens et les instruments d’anticipation des situations pour prévenir les tensions qui se traduisent par une hausse inconsidérée des prix au détriment des consommateurs, notamment, ceux à faible revenus.       
 - La nécessité de poursuivre le développement de l’agriculture, avec comme objectif, plus que jamais, la réduction progressive de notre dépendance alimentaire, notamment, en matière de produits de large consommation. C’est dans cette direction que devront être réorientées les actions du secteur.         
- La maîtrise de l’organisation du marché qui souffre d’insuffisances avérées se traduisant par un foisonnement d’activités parasitaires et spéculatives. 
Il appartient au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une meilleure régulation du marché et une organisation efficiente  des activités commerciales.    

Approbation de la grille indiciaire de traitement et du régime de rémunération des fonctionnaires

II. Le Conseil des ministres a examiné le dossier relatif à la classification et à la rémunération des fonctionnaires et agents publics et au dispositif juridique de mise en œuvre.         
A ce titre, il a examiné et approuvé :        
 - le projet de décret présidentiel fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires ;         
- le projet de décret présidentiel fixant les modalités d’attribution de la bonification indiciaire aux titulaires de postes supérieurs dans les  institutions et administrations publiques ;         
- le projet de décret présidentiel modifiant et complétant le décret exécutif n° 90-228 du 25 juillet 1990 fixant le mode de rémunération applicable aux fonctionnaires et agents exerçant des fonctions supérieures de l’Etat ;         
- le projet de décret présidentiel fixant le régime indemnitaire des fonctionnaires et agents publics exerçant des fonctions supérieures de l’Etat ;         
- le projet de décret présidentiel fixant les modalités de recrutement  des agents contractuels, leurs droits et obligations, les éléments constitutifs de leur rémunération et les règles relatives à leur gestion ainsi que le régime disciplinaire qui leur est applicable.
Intervenant à l’issue de l’examen du dispositif relatif à la classification et à la rémunération des fonctionnaires et agents publics et des dispositifs prévus pour son application, le Président de la République a rendu hommage à tous les fonctionnaires et agents publics qui, dans les conditions parfois difficiles,  assurent la permanence de l’Etat et de ses institutions pour se mettre au service  de leurs concitoyens. Cet hommage s’adresse en particulier aux fonctionnaires et agents publics exerçant dans les collectivités locales, au niveau du système  éducatif et de formation et dans les structures sanitaires.         
L’adoption, tant attendue, du système de classification et de rémunération  des fonctionnaires et agents publics, a précisé le Chef de l’Etat, vient couronner les immenses efforts déployés par les représentants des pouvoirs publics et les représentants des travailleurs pour adopter une démarche et dégager une  solution consensuelle, donnant ainsi un contenu concret et un sens au pacte économique et social auquel ils se sont engagés. Je tiens à saluer leur démarche et à valider les résultats auxquels ils sont parvenus.         
Poursuivant son intervention, le Chef de l’Etat a ajouté que la revalorisation des salaires et les indemnités des fonctionnaires et agents publics induit des charges importantes pour la collectivités nationale. Cette valorisation, pour  autant qu’elle soit méritée, parce qu’elle opère des ajustements nécessaires  pour assurer un niveau de vie décent aux personnels concernés, requiert, en  contrepartie de l’effort fait par l’Etat, une contribution de chacun pour rehausser le niveau et la qualité des prestations des services publics pour faire de notre institution administrative un véritable levier pour la promotion de la citoyenneté et le développement économique et social du pays.

Cinq projets de loi approuvés       

III. Le Conseil des ministres a examiné et approuvé les cinq projets  des lois suivants :         
1- Projet de loi relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie.         
Ce projet de loi abroge et remplace l’ordonnance n° 66-211 du 21 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie qui se révèle aujourd’hui inadaptée à la conjoncture de notre pays et à l’évolution de la législation connue dans le monde dans ce domaine.         
Cette prévision répond au souci de prendre en charge, à travers un cadre  juridique adapté, les flux migratoires qui ne cesseront de se développer en raison d’inégalités économiques flagrantes entre pays et du phénomène de la mondialisation de l’économie.
Par ailleurs, le développement de la criminalité  transnationale organisée et du phénomène du terrorisme impose aux Etats de nouveaux défis exigeant une parfaite maîtrise de la circulation des étrangers, notamment  transfrontière, dès lors que l’immigration clandestine devient souvent un vecteur  privilégié de la criminalité.         
Intervenant dans le débat, le Président de la République a souligné la nécessité de réviser le dispositif législatif relatif à la situation des étrangers dans notre pays, dispositif qui est resté inchangé depuis maintenant plus de quarante ans. Cette révision se doit de tenir compte de l’évolution que notre pays a connu en termes d’ouverture de son économie, mais aussi des développements que le phénomène de l’immigration ne cesse de connaître, particulièrement au niveau des espaces environnants. L’ouverture de l’économie induit, par contre, des facilitations en matière de circulation et de séjour des personnes.
L’Algérie est terre d’hospitalité et d’accueil et elle ne saurait se départir de ces valeurs, a rappelé le Chef de l’Etat. C’est pourquoi, toutes  les protections doivent être accordées aux étrangers en séjour régulier dans notre pays.         
2- Projet de loi portant loi de finances pour 2008.         
Le projet de loi de finances pour 2008 intervient dans un contexte caractérisé,  notamment, par :         
- une croissance économique de 5,8% ;         
- une variation cible de 3% de l’indice général des prix.          Ce projet se distingue par :         
- l’introduction de nouvelles mesures fiscales ;         
- le maintien à un niveau élevé des investissements publics.         
Les mesures fiscales proposées sont principalement orientées en direction de la simplification des procédures fiscales, de la baisse de la pression fiscale, de l’encouragement de l’activité économique, du soutien à l’accès des ménages au logement et de la préservation de l’environnement.         
Dans ce cadre, il est prévu, notamment :         
La révision du barème de l’IRG par le relèvement du revenu non imposable de 60.000 DA à 120.000 DA/an, cette mesure allège la charge fiscale sur les bas et moyens revenus.         
La simplification des procédures fiscales à travers la mise en place  d’un régime au réel simplifié pour les contribuables dont le chiffre d’affaires se situe entre 3 à 10 millions de dinars.         
L’encouragement des opérations de crédit-bail par l’exclusion de l’assiette de calcul de l’impôt sur les bénéfices des plus values générées par la cession ou la rétrocession d’actifs, l’exemption de la taxe à la valeur ajoutée (TVA)  pour les opérations d’acquisitions effectuées par les banques, les établissements financiers ainsi que la possibilité donnée à ces derniers d’aligner l’amortissement  fiscal sur l’amortissement financier dans le cadre des opérations de crédit-bail.          Un renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale et la contrefaçon, à travers la définition des règles de contrôle des prix de transfert entre les filiales et la société mère, et la prohibition à l’importation et à l’exportation des marchandises contrefaites,         
Un encouragement de l’activité économique traduit par un soutien aux petites exploitations implantées dans le Sud (prise en charge de 50% de la facture d’électricité), le soutien aux entreprises et établissements déstructurés financièrement et la réduction du tarif douanier.
Des mesures spécifiques en direction des ménages ont été arrêtées.  Elles se rapportent, notamment à :         
- la bonification des taux d’intérêt (jusqu’a 2%) des prêts bancaires consentis pour la reconstruction des habitations en remplacement des chalets installés suite au séisme de 1980 ;        
- la bonification des taux d’intérêt sur les prêts accordés aux fonctionnaires pour l’acquisition de logements ;         
- l’exemption des laits infantiles de la TVA.         
Intervenant à l’issue de l’examen du projet de loi de finance pour 2008, le Président de la République a instruit le gouvernement sur la nécessité :         
- d’accélérer le processus de réforme financière et bancaire pour mettre à la disposition des opérateurs économiques et des investisseurs un système financier et bancaire capable de répondre à leurs besoins et de les accompagner dans leurs opérations dans les meilleures conditions, notamment, en termes de délais de traitement des dossiers et de qualité des services proposés ;         
- de conduire à son terme le processus de modernisation du système budgétaire de manière à assurer une plus grande transparence dans la confection des budgets et la réalisation des opérations budgétaires pour une meilleure efficience de  la dépense publique;         
- de réhabiliter la fonction d’inspection, de contrôle et de surveillance financière, bancaire et patrimoniale pour combattre de manière rigoureuse les actes d’atteinte aux biens et aux ressources publiques.         
3- Projet de loi modifiant la loi
n° 05-12 du 4 août 2005 relative à  l’eau.         
La modification proposée vise à proroger de deux années la période moratoire pour l’interdiction de l’extraction des matériaux alluvionnaires nécessaires à l’approvisionnement des chantiers de construction qui arrive à expiration en septembre 2007.         
4- Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 98-06 du 27 juin 1998 fixant les règles générales relatives à l’aviation civile.         
Le projet de loi proposé vise à introduire des modifications à la loi 98-06 du 27 juin 1998 fixant les règles générales de l’aviation civile de manière à assurer son harmonisation avec les dispositions des conventions et accords  internationaux auxquels l’Algérie est partie, notamment, en ce qui concerne le survol et les escales des aéronefs d’Etat étrangers.
5- Projet de loi relative aux contentieux en matière de sécurité sociale.         
Le projet de loi se propose, à travers les aménagements apportés au dispositif actuellement en vigueur, d’améliorer le système de gestion des contentieux  de la sécurité sociale et d’assurer un meilleur recouvrement des cotisations.          Au titre des nouvelles dispositions introduites par le projet de loi, il est prévu :         
- de lever les obstacles et les difficultés qui entravent l’examen rapide des recours introduits ;         
- de simplifier les procédures et de garantir l’exercice effectif de leurs droits par tous les partenaires du système de la sécurité sociale ;         
- d’améliorer les procédures de recouvrement des cotisations.         
Pour répondre à ces finalités, des dispositions spécifiques ont été introduites pour :         
- instituer des commissions de recours préalable nationales et locales au sein des organismes auteurs des décisions contestées ;         
- habiliter ces commissions pour se prononcer sur les affaires concernant les majorations et les pénalités de retard dans le paiement des cotisations ;         
- réduction les délais de recours;         
- déterminer le champ d’application de l’expertise médicale ;         
- déterminer les litiges relevant du contentieux technique à caractère  médical ;         
- affirmer le caractère non suspensif des recours des assujettis en matière d’opposition et de contrainte relatives aux recouvrements.         
Intervenant à la suite de l’examen de ce projet de loi, le Président  de la République a tenu à mettre en exergue l’importance des efforts que consent l’Etat pour assurer la couverture sociale et sanitaire de tous les citoyens à travers le système de sécurité sociale, le système de santé publique et les actions d’aide et de soutien aux catégories de populations vulnérables.         
Au-delà des efforts de l’Etat la pérennité du système de sécurité sociale passe par une contribution sincère et loyale des principaux concernés : les employeurs qui devront accomplir l’ensemble de leurs obligations en matière de déclaration de leur personnel et de paiement de leurs cotisations et les travailleurs qui devront respecter les règles d’accès aux soins et aux prestations de sécurité sociale, a conclu le Chef de l’Etat.         

IV. Le Conseil des ministres a examiné et approuvé, le projet de décret présidentiel relatif à l’avenant n°1 au contrat du 14 mars 2001 pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures sur le périmètre dénommé Gara Tisselit (bloc 245 Sud) conclu à Alger le 30 juillet 2007 entre la société nationale "Sonatrach" et la société "Rosneft-Stroytransgaz Limited".         

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, entendu une communication sur le marché de gré à gré attribué à l’entreprise "Cosider" relatif au projet d’étude et de réalisation du siège du centre national de production et de gestion de la carte nationale d’identité.         
Le Conseil des ministres a, enfin examiné et approuvé des décision individuelles  relatives aux emplois supérieurs de l’Etat.»

Mercredi 03 Mai 2006

 

  • أبرز أهمية تعديل الدستور بلخادم يؤكد
    الحكومة عازمة على تحسين القدرة الشرائية للمواطن

أبرز أمس رئيس الحكومة عبد العزيز بلخادم، عزم جهازه التنفيذي، على تحسين مستوى القدرة الشرائية للمواطن الجزائري.

ومن ثمة العمل على  خلق نوع من الارتفاع في مستوى المعيشة لفائدة كافة طبقات المجتمع، هذا وقد أفاد عبد العزيز بلخادم في تصريحه في حصة  ’’تحولات’’ الإذاعية بالقناة الأولى، أن معالجة جملة هذه الملفات التي تعتبر من بين الأولويات التي تبناها جهازه التنفيذي، سيكون الشغل الشاغل، للحكومة الراهنة، وذلك على غرار ملف زيادة الأجور الذي أكد، أنه ملف متشابك الخيوط الأمر الذي أدى إلى خلق لجان خاصة للتشاور ودراسة مختلف جوانب هذا الملف في إطار السياسة العامة للمداخيل، هذا كما أعرب المتحدث ذاته أن معالجة ملف الزيادة في الأجور الذي سيتناوله لقاء الثلاثية المرتقب عقدها بداية الدخول الاجتماعي المقبل، سيكون على شقين متوازيين، بداية بمعالجة تدني القدرة الشرائية للمواطنين وكذا العمل على ترتيب بيت الأجور ترتيبا منطقيا، وهذا بعد الزيادات العشوائية وغير المنتهجة التي شهدتها عملية الزيادة سنة ,1999  و لن يكون إلا عن طريق العودة إلى مضمون ومحتوى نص قانون الوظيف العمومي المنتظر الموافقة عليه في غضون الفترة المقبلة، وعلى صعيد آخر أكد رئيس الحكومة عبد العزيز بلخادم في محتوى تصريحه أن تحديد نسبة الزيادة المرتقبة في الأجور ستكون من اختصاص الأفواج المشتركة التي ستعمل على تحديد النسبة   بمعدل كاف لسد ثغرة القدرة الشرائية، كما أضاف في سياق الموضوع نفسه، أن نسبة هذه الزيادة لن تكون رمزية كما لم يستبعد  عقد قمة ثنائية بين كل من الحكومة والمركزية النقابية قريبا بغية دراسة ومناقشة مقترحات القانون الأساسي للوظيف العمومي، وعلى صعيد آخر كشف رئيس الحكومة عبد العزيز بلخادم أن جهازه التنفيذي، أولى أهمية خاصة لملف الاستثمار بالبلاد، وذلك من خلال العمل على دراسة واقع هذا الأخير في ظل جملة العراقيل التي تعترض المستثمر، وذلك من خلال تحديد معالم الضعف وكذا دراسة معضلة العقار، وذلك بصدد التوصل إلى إيجاد حلول حاسمة بالإضافة إلى العمل على توجيه الشبكات المختلفة حتى لا نعطي للمستثمر إمكانية التحاور مع متعامل واحد المجسد في كل من وكالتي الاستثمار والوكالة الوطنية للعقار ومن جهته أكد رئيس الحكومة، أن اقتراح تعديل الدستور يعتبر مسألة جد هامة، وذلك أن الجزائر كانت تخضع في كل 10 سنوات إلى عملية خاصة بتعديل الدستور بالإضافة إلى أن دستور سنة 1996 جاء ليعالج أزمة معينة عاشتها الجزائر على مدى أزيد من عشرية كاملة، وعليه فإن تعديل جملة من النصوص القانونية من شأنه العمل أكثـر على توضيح منظومة الحكم وكذا تكريس الممارسات الديمقراطية والحريات المختلفة بما يتماشى وتطلعات برنامج رئيس الجمهورية، هذا كما أكد عبد العزيز بلخادم، في إجابته على سؤال يتعلق بتحفظ عدد من الأحزاب السياسية المسبق حول نتائج الانتخابات التشريعية المزمع عقدها نهاية سنة ,2007 أن الدولة ستوظف كافة الإمكانيات المادية منها والبشرية، بغية العمل على ضمان نزاهة وشفافية هذه الانتخابات من كل لبس واشتباه.

 خالد بن جديد 


Mardi 28 Mars 2006

Une Algérie Forte et Digne

                       Les 7 Engagements de

              Monsieur  Abdelaziz BOUTEFLIKA

 

 

 

 

 

Président de la république Algérienne démocratique et populaire

  

 

 

 

 

1 Parachever la Réconciliation Nationale , Base Indispensable pour Assurer la Prospérité de la Nation .  

 

La réconciliation nationale, c'est  l'œuvrer pour étendre tous les feux allumés par ceux qui travaillent contre l'unité nationale dans le dessein de déchirer les lient qui lient les Algériens entre eux et qui veulent les mener vers l'aventure.

 C'est réconcilier les Algériens avec leur histoire et leur culture millénaire,nourrie à nos racines amazighe et à notre fond arabo-musulman.

  C'est rendre à l'Algérien sa fierté d'homme libre,jaloux de son indépendance et solidaire de son peuple dans l'épreuve.

 C'est bâtir un état fort ,fondé sur la justice et le respect des droits humains.

 C'est réunir dans un meme projet moderniste toutes les sensibilités qui ont en commun l'amour de la patrie et le souci de l'avenir de nos enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Bâtir un Etat Fort, Moderne, Tirant sa Légitimité du plein Exercice de la Démocratie.  

 

Un état fort c'est avant tous un état de droit .c'est  pourquoi la réforme de la justice que nous avons entamée sera poursuivie.  

 

Il s'agite en effet de donner aux Algériens les moyens de défendre leurs droits,d'être protéges contre l'arbitraire.  

 

Il s'agite de mettre notre législation en conformité avec les normes internationales pour donner aux acteur de la vie économique un cadre propice au développement des affaires.  

 

Un état moderne passe par une refonte de ses missions pour lui donner les moyens de jouer son rôle de régulateur de la vie économique et social. Cela passe par le lancement de divers chantier que nous avons déjà  identifiés à la faveur des travaux de la commission de réforme de l'état.

 

 

 

 

3 Moderniser l'Economie Algerienne autour d'Entreprises Compétitives.  

 

 L'entreprise doit retrouver toute sa place dans l'environnement économique en la  libérant de toutes les contraintes qui freinent encore son dynamisme.

 C'est pour cela que l'encadrement de l'investissement sera rendu encore plus attractif en  agissant sur l'ensemble des leviers: accès au crédit  foncier, politique fiscale rénovée…

 Les grandes réformes seront poursuivies pour offrir au secteur public les options les plus ouvertes et lui faire retrouver les conditions indispensables à la compétitivité . en particulier ,les formules d'ouverture de capital et de privatisation seront accélérées pour insuffler le dynamisme nécessaire aux nombreux secteurs en difficulté et leur donner les moyens de faire face aux marchés national et international.

  

 

 

 

 

4 Réduire  les Fragilités qui Menacent l'Equilibre de la Société Algérienne. 

 

Unie autour de ses valeurs civilisationnelles et soudée par les malheurs qui l'ont frappée, la société Algérienne reste cependant fragilisée par de nombreuses fractures qui risquent à terme de miner sa solidarité.

 L'une de toues premières fracture c'est le déséquilibre inacceptable qui subsiste entre les droits des l'homme et des femmes . ce n'est pas renier notre culture ni violer nos valeurs les plus sacrées que d'œuvrer pour que la femme algérienne bénéficie de tous ses droits humains.

 L'autre fracture inacceptable ,c'est la persistance de situation de déséquilibre régional qui maintient nombre de nos régions et villages en marge de progrès socio-économique .Nous oeuvrerons pour des politiques hardies pour réduire les déséquilibres en lancent notamment de grands chantier d'infrastructures de désenclavement.  

 

 

 

 

5 Asseoir une Politique Socio-culturelle à la Mesure des Ambitions des Algériens.  

 

La culture c'est le ciment des Algériens. Nous allons œuvrer pour lui donner les moyens les plus larges pour mieux exprimer tout son génie. Et cela au moyens de divers dispositif : aides directes à la création,subvention , libéralisation qui freinent le mécénat.  

 

Nous lui consacrerons les moyens financiers important pour créer les infrastructures indispensable à la l'émergence des talents que recèle me peuple Algérien: bibliothèques,école d'art… 

 La culture se développe aussi par l'école .les enseignements qui ont émergé des réflexions engagées vont permettre de lancer des chantiers important pour guérir les maux dont souffre l'école algérienne; et l'engager par la suite dans un ensemble de réformes fondamentales dont l'objectif premier consiste à faire de nos enfants des citoyens armés pour vivre avec leur temps.  

 

 

 

6 Moderniser Notre Potentiel de Défense. 

 

L'armée Nationale Populaire a toujours été au rendez-vous lorsque le péril menace la nation Algérienne .  

 

Fidèle aux traditions de sacrifice héritées de la lutte de Libération Nationale et de la grande lignée des résistants de l'histoire de notre pays,elle est allée au combat chaque fois que la nation s'est trouvée en danger.

 Les missions qu'elle aura à assumer à l'avenir exigeront d'elle des moyens plus importants surtout de nouvelles aptitudes, adaptées à la nature des risques potentiels qui guettent toute société organisée.

 C'est pour cela que l'effort de professionnalisation de nos forces armés sera poursuivi. Et cala ,pour donner à l'ANP les capacités d'une armée moderne,apte à défendre l'intégrité du territoire et faire face aux dangers qui peuvent menacer la république .

 

 

 

 

 

 

7 Consolider la place et les intérêts de l'Algérie sur la Scène Internationale .

  

 

 

Aujourd'hui plus que jamais ,le sort d'une nation ce détermine autant au niveau interne qu'au niveau externe .Pour assurer sont développement ,l'Algérie devra être forte aussi bien par la solidité de sont économie et sa cohésion sociale que par la qualité et la densité de ses relations internationales.

 Les efforts accomplie dans ce domaine pour sortir l'Algérie de son isolement serons poursuivis. Nous allons œuvrer pour faire de l'Algérie un partenaire majeur sur la scène régionale ;internationales ou se décide le sort du monde .

 

 

 

 

            

 

 

 

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